Jeunesse

Je veux vivre ~ Jenny Downham.

 

Je passe une période affreuse de la vie : la perte d’un proche… Comme je suis paradoxale, j’ai décidé d’en profiter pour lire ce livre. En effet, j’ai trop pleuré ces derniers jours et lire Je veux vivre n’aurait pu déclencher de larmes car je crois mon stock épuisé avant un moment. De plus, même si ce sont pour des raisons immensément moins graves, je connais aussi très bien les visites à l’hôpital. Ainsi donc l’ai-je lu.

Le roman est conté à la première personne du singulier, par Tessa, adolescente de seize ans, atteinte de leucémie. Elle s’est mise en tête d’accomplir les dix choses qu’elle a soigneusement notées dans une liste. Zoey, sa meilleure amie, l’accompagnera dans ses périples.

Tessa est donc une jeune fille malade qui a conscience et peur de mourir. Ces derniers sentiments la font d’ailleurs dériver, l’entraîne vers une certaine folie et elle n’a plus peur de rien, allant jusqu’à relever les défis que Zoey lui lance en plaisantant. Zoey est une meilleure amie plutôt insupportable, méchante et très égocentrique, égoïste. Ce n’est que dans les derniers chapitres que je l’ai réellement appréciée.

Heureusement, il y a un personnage auquel j’ai adoré m’attacher  : son petit frère, Cal. Vivant, capricieux, émerveillé, intéressé. J’avais vraiment l’impression de voir le mien, à quelques détails près. D’ailleurs, les moments entre Cal et Adam, sont tout simplement très émouvants. Surtout lorsqu’ils sont vus par Tessa, qui sait que sa fin est proche.

Adam est le voisin de Tessa : mystérieux, bousillé de la vie et incroyablement gentil, c’est un des piliers du monde fragile et éphémère de l’adolescente. Enfin, il y a ses parents : sa maman, tellement déçue d’elle-même d’infliger ça à sa fille qu’elle n’assume plus son rôle ; et son papa qui l’assume trop, l’enferme réellement dans un cocon protecteur qui, plus d’une fois, m’a mis du baume au cœur.

On ne peut pas dire que ce livre possède réellement d’intrigue. Les yeux posés sur la quatrième de couverture qu’on connait déjà la fin de ce livre. Pourtant, cette histoire de liste, les séances à l’hôpital, le quotidien de Tessa, et toutes ces petites choses racontées en 373 pages ne m’ont nullement ennuyée, et même parfois surprise.

Je tiens tout de même à signaler que ce livre contient beaucoup de sujets différents et qu’ils sont… approfondis par les expériences de Tessa. Aussi, drogue et sexe sont-ils très présents. Il n’y a rien de choquant, bien sûr et au contraire : c’est très beau ! Mais je ne conseillerais pas à un lectorat de moins de douze ans Je veux vivre.

En somme, ce n’est pas un coup de foudre, certes. Cependant, sans conteste, un coup de cœur ! Je crois, si je peux me le permettre, qu’il faut avoir lu ce livre. Ne serait-ce que pour connaître l’univers des gens malades, leur vie au fils des jours.

Un film vient de paraître sur ce roman, n’hésitez pas à le visionner (de manière légale bien entendu !).
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