Littérature Anglophone

Plaisirs coupables (Anita Blake tome 1) de Laurell K. Hamilton.

Anita Blake est une nécromancienne : elle relève les morts pour la police… Mais depuis quelques temps, le tribunal lui a accordé le droit d’éliminer les mauvais vampires. Un don qu’elle ne voudrait pas gaspiller. Seul problème au tableau : quelqu’un s’y amuse aussi d’une façon beaucoup moins légale et le maître vampire de la ville décide d’engager Anita, de force : c’est-à-dire qu’elle menace la vie de Catherine, une amie chère à Anita. Et Nikolaos ne sera pas la seule menace qui lui pèsera sur le dos…!
L’écriture de Laurell K. Hamilton est fluide, imagée, très belle dans les descriptions. Cependant, Anita n’apparaît pas comme un personnage poétique, donc dès que l’action revient à elle ou au moment présent, le texte devient cru, sec et parfois vulgaire. Le contraste peut frustrer, personnellement ça a été mon cas. Les descriptions sont si douces que la vulgarité qui suit… semblent réellement déplacée. Néanmoins, la lecture est rapide. Les chapitres sont très courts, on entre directement dans le feu de l’action.
Anita est une femme endurcie par la vie et les épreuves. Elle n’a pas un passé facile et nombreux sont ceux qui veulent sa peau. Crainte et populaire, son surnom en témoigne : l’Exécutrice. La jeune femme a beaucoup de caractère, plutôt franche elle ne tourne pas autour du pot quand la vie de ses proches est en jeu. Cependant si son côté direct envers les autres peut être blessant, Anita ne fait pas vraiment face à ses émotions si bien qu’elle a du mal à poser des mots sur ses sentiments, à plusieurs reprises des émotions l’assaillent sans qu’elle sût les contrôler.
Ce roman aborde beaucoup le thème du sexe, ce qui démontre bien le côté bit-lit adulte de l’œuvre. Anita y pense souvent, mais c’est surtout la proximité des vampires qui l’oblige. Dans cette histoire, les immortels n’ont rien à voir avec les végétariens de Meyer, en effet, ils aiment mordre et boire à outrance. Des Églises se créent même à leur effigie. La maîtresse vampire, Nikolaos, est un grand paradoxe. Morte jeune, on découvre une enfant régnante. Or, vampire égale Mort ; enfant égale Vie… Elle n’en reste pas moins dangereuse tout au long du roman, tuant, kidnappant, torturant.
Concernant l’intrigue, je n’ai pas cherché plus que ça à trouver l’assassin ; on est bien trop occupé à s’inquiéter du sort de l’héroïne face à tous ces protagonistes qui désirent ardemment sa mort. Cependant, celui-ci révélé, la surprise n’a pas été grande, au final, on l’avait vu venir avant la révélation finale.
Ainsi je conclurai cette chronique en disant qu’Anita Blake est une saga avec laquelle le lecteur ne risque pas de s’endormir… Néanmoins, elle ne me correspond personnellement pas et je ne m’aventurerai pas dans d’autres aventures de la jeune femme. Donc, aux amateurs de sang, de vampires et de plaisirs coupables…
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