Littérature Anglophone

Le livre perdu des sortilèges tome 1 de Déborah Harkness.

En général, les vampires ne sont pas les créatures que je préfère dans la bit-lit. Pour ce roman, je n’avais pas lu la quatrième de couverture avant de me le procurer et je n’étais donc pas au courant que Matthew Clairmont en était un -d’ailleurs, je ne savais même rien du tout sur le livre si ce n’est qu’il avait de bonnes critiques sur la blogosphère. Pourtant, je ne suis absolument pas déçue de mon achat !

La couverture attire avec ces tons secrets, mais ce qui a retenu mon attention c’est la phrase inscrite à la suite du titre (c.f. ci couverture ci-dessus). C’est tellement énigmatique, ça pose une ambiance. Ensuite, avec toutes les chroniques engageantes que j’ai lu dessus, j’ai craqué. Déjà, ce roman est énorme. Je veux dire, il est vraiment grand, dans le genre édition Gallimard des Harry Potter, et c’est mon premier livre des éditions Orbit (Calmann-Lévy). Ce roman se démarque de tout ce que j’ai pu lire auparavant.

Ce livre compte plusieurs personnages ayant des métiers très pointus (dans l’Histoire, dans la recherche biologique), or les références techniques ne sont pas forcément vulgarisées. C’est un peu gênant ; mais ce qui m’a dérangée ce sont les surnoms utilisés en français. Les expressions utilisées ne fonctionnent pas vraiment… « ma vaillante fille », « ma lionne ». Ce sont les seuls points que j’ai pu trouver et qui aient pu me chagriner cependant.

Je pense que ce livre est destiné à des lecteurs confirmés, considérant les personnages, la complexité des historique de l’oeuvre, mais aussi de par les thèmes abordés. L’écriture est recherchée, bien que fluide. Si l’auteure prend son temps pour tout mettre en place, le reste s’avale et à partir de la page (pour dire !) 76, j’étais accro. Si ce livre a un point fort, c’est celui de la description. La bibliothèque d’Oxford ? On la connait, la visualise, y voyage, comme si nous nous y trouvions. On se croirait vraiment dans cette bibliothèque durant la première partie du livre, puis ensuite, dans tous les endroits que nous fait découvrir l’auteure et il y en a pas mal !

On part d’Oxford en Angleterre, un arrêt en Écosse, pour filer à Lyon (ou pas loin) en France, puis à Madison en Amérique. (Le tour du monde en 600 pages ! Comment ça je dois arrêter avec mes blagues nulles ?) C’est ce qui m’a marquée tout au long de ma lecture : la facilité que l’on éprouve à glisser dans l’univers, à se déconnecter du présent, l’auteure crée un cocon dans lequel on aime aller s’aventurer.

L’histoire d’amour entre Matthew et Diana est particulièrement bien menée, ils se vouvoient mais cela engendre un respect entre les deux personnages qui nous touche. Le côté protecteur dû au vampirisme de Matthew est largement exploité (et carrément, sacrément dangereux, juste au passage) ; Diana, quant à elle, ne peut que nous mettre dans sa poche avec son entêtement à l’indépendance. On n’est pas du tout dans un roman de bit-lit où le vampire est une créature destinée à épancher les élans primitifs de la femme ; ici, la relation intime des personnages prend son temps, ils traversent des épreuves ensemble et avance pas à pas dans leur couple. J’ai vraiment apprécié le concept de l’enveloppement, c’est rare et on ne voit plus ces créatures comme assoiffées de luxure.

C’est le point principal du roman : il change de tout ce que l’on a pu lire. L’intrigue du roman n’échappe pas à l’exception : elle est tout à fait originale. Il n’y a pas une second où l’on pense à s’ennuyer dans ce livre à partir de la rencontre de Diana et Matthew, tout s’enchaîne. À vrai dire, tout est vivant dans ce livre. Les vins ont une histoire, les pages d’un livre, une maison tout entière. Ah oui ! La maison des Bishop. Quand Diana est amenée à retourner chez ses tantes, cela implique séjourner dans la maison familiale et comme toute maison de sorcières, c’est un être à part entière. J’en veux bien une à Noël. D’autant que ce qu’elle fait lorsque de nouvelles personnes arrivent est pour le moins pratique !

Il y a nombre de personnages dans ce roman, il faut bien l’avouer. Cependant, ils ont tous leur place et on ne se mélange pas. J’ai beaucoup apprécié comment Diana adopte les enfants de Matthew sans plus de cérémonie. Parallèlement, cela déclenche quelques étincelles et on apprend vite qu’un taux élevé de testostérone dans la pièce s’avère dangereux ! En dehors du tandem principal, j’ai beaucoup apprécié Marcus, sa dévotion pour son père et sa bonté.

Je crois que je viens d’écrire la plus longue chronique que portera ce blog. J’ai eu beaucoup de mal à le faire, d’ailleurs. Ce livre chamboule vraiment. Je ne peux pas le classer coup de cœur parce qu’il ne s’agit absolument pas de mon type de littérature préféré… Mais je ne peux que vous encourager à le lire, de plus, dans une bibliothèque, il est magnifique. J’ai aussi chroniqué le tome deux, c’est par !

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2 commentaires sur “Le livre perdu des sortilèges tome 1 de Déborah Harkness.

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