Jeunesse

Paradise tome 1 de Simone Elkeles.

C’est le troisième roman que je lis de Simone Elkeles, et je dois dire que c’est vraiment l’auteure de romance adolescente la plus à l’aise dans ce genre que j’ai pu lire (pas la meilleure, mais celle qui en a le plus compris les codes). Comme ce fut le cas avec Gayle Forman, chaque roman que je me procure d’elle me fait toujours passée un bon moment ! Cette lecture a été sympathique, et se lit très rapidement.
Maggie a vu sa vie basculer après s’être faite renverser par Caleb : elle a perdu ses amies, ses jambes sont une torture au quotidien et son moral est au plus bas. De plus, sa mère rencontre de nombreux problèmes d’argent et son père s’est remarié sans jamais se soucier d’elle. Elle ne rêve que d’une chose : quitter Paradise pour l’Espagne. C’est pourtant sans compter sur la libération avancée de Caleb. Seules âmes esseulées de la ville, ils trouveront refuge chez Mme Reynolds qui leur permettra de retrouver une certaine paix… Voire un peu plus que cela.
L’histoire est découpée, comme pour sa première saga par les points de vue, alternativement Caleb, Maggie. J’aime beaucoup ce concept parce que ces deux personnages sont dans des situations diamétralement opposées qui les rendent similaires, ce qui crée un lien intense et très beau. On retrouve toujours le même style de l’auteure, chargé de sentiments d’inconfort, de ne pas se sentir à sa place. Un peu dans le style mouvement romantique.
Le seul point négatif que j’ai pu trouver me concerne très personnellement : la plaisanterie sur le gluten, comme l’avez certainement vu sur ma page facebook, je suis moi-même cœliaque et ce genre de blague passe de travers pour quelqu’un qui ne peut pas en manger sans en subir des conséquences pas toujours faciles à supporter.
Maggie et Caleb sont des personnages très intéressants à suivre, tous les deux abimés par la vie et le regard des autres. Maggie voit tout en noir tandis que Caleb rêve un peu trop à comme avant. Quand l’un pense d’une manière, on peut être sûr que l’autre pensera à l’opposé et j’ai trouvé ça humoristique parce qu’à la fin, ça se rejoint et ils sont d’accord. La prison a grandi Caleb, et l’accident n’a fait qu’accentuer la mentalité d’adulte de Maggie. Cependant, immédiatement, on comprend que l’un l’autre, ils vont se permettre de tourner la page sur cet évènement qui a fait basculer leur vie respective, tout en se trouvant véritablement.
Les histoires de Simone Elkeles ont tendance à être centrées sur des sujets graves, parfois lourds. Ici Maggie subit une rééducation importante et douloureuse, si bien décrite que nos jambes nous font, nous aussi, souffrir. Quant à Caleb, l’enfer qu’il a vécu en prison et la comédie qu’il joue chez lui nous étouffe tout autant qu’à lui, surtout lorsque des personnages, comme sa sœur, demeurent stoïques face à de telles situations. Heureusement, l’auteure a aussi le chic pour insérer des valeurs et des vérités que l’on peut croiser dans la vraie vie : une personnage âgée qui deviendra un certain mentor. J’ai adoré Mme Reynolds.
J’avais lu nombre de chronique avant de pouvoir m’acheter Paradise, beaucoup disaient la fin triste… Et finalement, je l’ai appréciée. On sait qu’ils sont faits l’un pour l’autre, alors je n’ai pas eu peur. Et il fallait aussi garder quelques histoires à régler pour alimenter le deux ! Donc, personnellement, je suis très satisfaite de cette fin, qui donne un peu de maturité au côté très latino love du roman !
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