Coups de coeur !·Littérature Hispanique

Le palais de minuit (Trilogie de la Brume tome 2) ~ Carlos Ruiz Zafon.

Je suis les chroniques de beaucoup de blogs et la plupart du temps, c’est à la suite de celles-ci que je choisis mes lectures. Alors, à force de me rendre sur Wandering-World, j’ai fini par m’intéresser à Carlos Ruiz Zafón et, à la bibliothèque, qui était en exposition, juste à côté de moi ? Le palais de minuit ! Je l’ai donc emprunté, sans savoir que c’était le tome 2, bien sûr, Miss Catastrophe que je suis ; heureusement, ils peuvent être lus séparément !
Le destin de Ben et de Sheere sont liés et, pour leur propre protection, les faux-jumeaux sont séparés, inconscients de l’existence de l’autre. Mais le jour de leur seizième anniversaire, ils seront malencontreusement réunis et le passé prendra alors sa revanche sous la forme d’un être machiavélique dénommé Jawahal et qui est à l’origine de la situation tragique dans laquelle sont plongés ces enfants. Heureusement, Ben peut compter sur la société secrète qu’il a créé avec ses amis, pour trouver un soutien et des alliés. La bataille s’annonce rude.
Je me retrouve hésitante et légèrement pantelante suite à cette lecture. L’ai-je aimé ? Suis-je satisfaite de la fin ? C’est un peu confus dans ma tête. Je n’avais jamais lu cet auteur, et je ne crois pas pouvoir dire que j’avais déjà fait l’expérience d’un tel roman. C’est étrange du début à la fin, comme écrit. Parfois, cette notion s’avère positive et parfois pas du tout. Néanmoins, on ne peut nier un génie chez Carlos Ruiz Zafon parce que, sans doute possible, personne d’autre ne pourra écrire quelque chose de similaire. 
Le palais de minuit, c’est d’abord une ambiance. Calcutta est une ville sombre, pleines de spectres, de misère et de vieux folklores gothiques. C’est un endroit où tout malheur prolifère et où chaque habitant est infecté de cette essence de noirceur. Elle en a d’ailleurs le surnom : la ville noire. Je connais pas la ville originale, mais ce qu’en fait Carlos Ruiz Zafon, laissez-moi vous dire que cela ne donne aucune envie d’y atterrir. Là-bas, tout a une histoire et qu’elle quelle soit, elle sera loin d’être joyeuse. 
C’est dans une telle atmosphère que des orphelins grandissent à St Patrick, un orphelinat qui accueillent les enfants de 0 à 16 ans. Déjà chanceux de ne pas être abandonnés dans les rues, d’avoir été trouvés par l’homme bon qu’est Thomas Carter, directeur et professeur de ce même orphelinat. C’est notamment là que vit Ben, le personnage principal. Ben est un garçon lunatique, simple et plein d’imagination. Il n’a pas de grandes espérances de la vie et part du principe que son passé n’a pas existé, qu’il a commencé à vivre le jour où il est arrivé à l’orphelinat. Il s’est réfugié dans un cercle d’amis, qu’il charrie, bien qu’il aime chacun d’entre eux comme ses propres frères. C’est en somme quelqu’un de bien, un tantinet excentrique. 
Cependant son histoire familiale le rattrapera vite et, si lui est innocent, d’autres le sont moins. En découvrant les faits, son passé, ses parents, leur malédiction, Ben, avec sa sœur, Sheere, va comprendre que la vie n’a rien d’un long fleuve tranquille et que, aussi vierge est-il d’erreur, il devra payer pour les actes de ses prédécesseurs. A seize ans, le garçon est confronté à la dureté de la vie, des hommes, à la jalousie et à folie mentale. Plongeant dans un fantasmagorique, basé sur le passé et ce que Calcutta en a gardé en son sein, il affronte des démons plus forts que lui. 
La mise à l’épreuve que l’assassin lui propose est haletante, j’ai vraiment aimé ce moment, et même si je savais où était le mal, cela ne m’a pas empêché de hurler lorsqu’il y est tombé dessus. L’acte de Sheere est remarquable et cette relation qu’ont le frère et la sœur nous prend réellement aux tripes tant elle est forte, sincère et magnifique. 
Le retour aux mémoires d’Ian, qui marque la fin de l’oeuvre et qui est à l’origine de la retranscription de toute cette histoire, casse le rythme haletant qu’avait le roman. J’ai trouvé cette fin triste et un peu amère, mais réaliste. 
Pour conclure, Le palais de minuit est un cocktail de surnaturel, de force, d’obscurité et destinée. Je crois qu’il faut aborder ce roman en s’attendant à être pris au dépourvu –à moins, bien sûr de connaître les œuvres de l’auteur, que ce soit au niveau intrigue, comme sentimental.
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Un commentaire sur “Le palais de minuit (Trilogie de la Brume tome 2) ~ Carlos Ruiz Zafon.

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