Jeunesse

4 filles et 1 jean pour toujours (4 filles et 1 jean tome 5) d’Ann Brashares.

 

J’ai acheté ce livre après maintes réflexions. Je crains les suites qui paraissent aussi longtemps après. J’ai toujours l’impression que c’est plus une histoire d’argent, qu’une véritable envie de la part de l’auteure à replonger dans l’univers. Cependant avec les critiques enthousiastes, combinées au fait que je suis vraiment attachée à ses quatre filles, avec qui j’ai grandi, j’ai fini par céder et me le procurer. Je suis déçue par la couverture, elle ne reflète ni l’ambiance, ni les évènements du livre, et elle change trop des précédentes, de plus, elle est vraiment trop simplette. Par contre, le roman, lui, est une petite merveille. 

Carmen est une star du petit écran, fiancée à Jones, elle se lasse de son quotidien, devenu monotone. Lena est une artiste peu connue et vit toute seule dans son appartement à Providence. Bridget mène sa petite vie de pile électrique, en couple avec le bel Eric. Et Tibby a disparu en Australie, d’où elle ne donne que très peu de nouvelles. Les jeunes femmes arrivent sur leur trente ans et, bien qu’ayant de bonnes situations, toutes savent qu’il leur manque quelque chose. Un jour, Lena, Bridget et Carmen reçoivent un message de Tibby au sujet d’un courrier de sa part dans leur boîte aux lettres. Les jeunes femmes partent pour la Grèce, où elles vont toutes, enfin, se retrouver. Mais une tragédie frappera cette amitié si puissante. 

Alors que quatre tomes avaient déjà paru et que la saga semblait achevée, l’auteure nous livre un cinquième volume, plus épais, plus mature, avec une ellipse de dix ans dans la vie des quatre héroïnes. Pour nous aider, car enfin, le tome quatre est sorti il y a un moment maintenant, le livre est parsemé de petits rappels, qui aident le lecteur à tout remettre à sa place sans pour autant prendre des pages et des pages d’explications. Comme toujours dans cette saga, on suit plusieurs points de vue (externes), excepté celui de Tibby. Quelque part, on peut dire que Bridget est un peu plus mise en avant, mais elle est la plus touchée de toutes, donc c’est justifié. 

J’aimais lire cette saga parce qu’elle parlait d’adolescentes, d’histoires d’amours, et d’amitié. Elle était agréable à lire, pas trop légère, mais pas trop sérieuse non plus. Ce tome-ci n’a rien à voir. On ne ressent aucun bonheur, aucune joie. Du début à la fin, on souffre. Pour elle, pour elles, pour lui. Pour eux. J’ai passé la moitié du livre dans le déni : non, ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible, non ! Trop effrayée pour accepter la réalité. Le fait est que ça arrive si subitement, si tragiquement que je ne pouvais pas y croire. Et puis, elle est celle qui a le plus souffert, entre sa famille, son petit-ami, son amie malade, elle ne le méritait tellement pas ! Oui, ce livre vous piétine le cœur de rancœur, d’injustice et d’amour. Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais je me suis prise la plus grande gifle qui soit en le lisant. 

On apprend avec les filles que l’amour, ça peut aussi être l’amitié. Ce lien qui les liait toutes est comme brisé et elles en souffrent presque plus que ce que procure une rupture. Une part d’elles-même est partie en simultanément à sa perte. Une part de nous aussi. Elles le vivent chacune à leur façon, et, leur lien est si indécis, qu’elles ne songent même pas à s’appuyer l’une sur l’autre. Elles partent toutes à des extrémités du monde sans s’appeler, se soutenir. Alors, lorsqu’elle leur réapprend à vivre, à travers ses lettres, ce n’en est que plus magique. Même pour les petites parties de lettres, j’ai fondu en larmes. Elle se savait condamnée, elle savait qu’elle allait leur faire mal et elle avait tout préparé pour les aider. C’est magnifique et tellement douloureux. La découverte de Bridget n’apaise pas notre chagrin ! C’est peut-être même pire. Ce qu’elle laisse d’inachevé derrière elle, ça ne peut que nous briser le cœur. Heureusement, Bridget s’occupe de ce cadeau, l’aime comme elle aurait su le faire, et petit à petit, toutes les trois reprennent pied dans la réalité, grâce à elle. Lena part en Grêce, où Kostos l’aidera ; Carmen s’enfuit ailleurs ; et Bridget marche et pouponne. 

Je vais m’arrêter là, parce qu’en écrivant cette chronique, je pleure tout ce que je sais, donc ça risque de devenir du grand n’importe quoi. Tout ce que je peux vous conseiller de faire, c’est de lire, de pleurer, de ressentir, d’essayer de pardonner à l’auteure. Moi, je n’y arrive pas. Je voulais que ça s’arrange pour Lena et Kostos, mais pas au prix de se dégrader ailleurs, pas comme ça. Ce livre m’a marquée pour un bon moment je pense et si Ann Brashares continue dans cette voix, alors nous n’avons pas fini d’aimer ses romans !
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5 commentaires sur “4 filles et 1 jean pour toujours (4 filles et 1 jean tome 5) d’Ann Brashares.

  1. Oui, je l'ai pas fini parce que je le trouvais trop triste, j'ai pas eu le courage d'aller jusqu'à la fin, j'ai pris la mauvaise habitude de ne pas finir les livres, même quand il me reste qu'une vingtaine de pages et que le livre me plait, tout ça pour pas que ça se termine –'

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  2. Il finit bien ! Et j'aime comment ils restent proches de Riley. On la sent toujours là malgré qu'elle soit inaccessible 🙂

    Non, il me manque celui-là et My name is memory !

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