Jeunesse

16, 17 et 18 Lunes (Le livre des lunes 1, 2 et 3) ~ Margharet Stohl et Kami Garcia.

J’avais énormément entendu parler de cette saga. Un engouement important et un film à venir. Mais c’est plutôt l’arrivée du film qui m’a poussée à lire. En effet, je craignais vraiment que le succès du film ne soit un remake du phénomène Bella & Edward… De ce fait, j’ai décidé de le lire avant la sortie du film, afin de connaître l’écriture et l’histoire sans la promotion démentielle attribuée aux films de nos jours. Heureusement pour moi, ma tante a pu me les prêter (merci !!) et j’ai finalement lu les trois tomes en l’espace de deux semaines… C’est dire !

Ethan vit dans une bourgade aux habitants très conservateurs, à la tête de laquelle se trouve les F.R.A., Dames insupportables rejetant toute forme d’excentricité et se dévouant à la propagation de commérages, de conseils qui ressemblent à des ordres, et que la plupart suivent à la lettre. Depuis la mort de sa mère, le père d’Ethan est quasiment toujours absent de la vie de son fils, constamment enfermé dans son bureau, et c’est Amma, bonne à tout faire, qui s’occupe de lui. Suite à un rêve, le jeune homme rencontrera Lena, et ce sera le début d’une histoire extraordinaire…

Le livre des lunes est d’abord une saga imprégnée d’une ambiance riche et envoûtante. Que le lecteur le veuille ou non, il est embarqué à Gatlin et finit par s’attacher à cette ville étrange qui, au fil des tomes, dévoilent ses secrets, nombreux sont-ils d’ailleurs. L’atmosphère est d’autant plus marquée que les analepses sur l’histoire de la ville permettent de découvrir les terres du Sud et les plantations de coton. Quelque part, on se croirait dans Autant en emporte le vent, le côté surnaturel ajouté ! Les costumes, les décors, les vieilles maisons, les personnages, c’est vraiment un plongeon dans l’histoire qui nous enchante et permet à la fois d’encrer l’histoire dans le réel.

De plus, les livres tirent leur originalité plus loin. En effet, peu de romans ont pour narrateur exclusif un personnage masculin, or c’est bel et bien le cas dans cette saga ; et ça n’a rien de désagréable ! A vrai dire, cela place parfois Ethan comme un personnage fragile et incapable de se défendre ; mais ce fait est justifié en vue de sa nature vis-à-vis de celle de son entourage. Cependant, ce n’est pas non plus un personnage inutile et pouponné. Au contraire, et surtout dans le tome trois, Ethan prouve que son amour pour Lena lui donne plus de forces que n’importe quel pouvoir ! C’est d’autant plus important que, dans la littérature jeunesse actuelle, ils semblent nécessaire que les personnages possèdent un quelconque pouvoir pour être important (Matt est un personnage secondaire dans Vampire Diaries → exemple peu fameux mais c’est le premier qui me soit venu à l’esprit !).

Lena, quant à elle, est tout aussi intéressante. Inaccessible, blessée, puis certaine d’être condamnée à une vie qu’elle haïra, elle n’est pas facile à suivre, mais on s’attache à elle car elle a tout, sauf choisi son sort. Malheureusement, il semble s’acharner sur elle, le destin ! Son look décalé, son amour pour les poèmes, et son entêtement à écrire sur les murs nous poussent à sourire et à l’apprécier au moins autant que ce qu’Ethan la désire. Mais ce qui m’a, personnellement, le plus touché chez elle, est certainement son amour et sa dévotion pour son oncle. Cela tient une grande place dans les romans et c’est principalement ainsi que je me la décris : dévouée, aimante et déterminée.

Leur histoire d’amour connait plus de tourments que de moments de bonheur, pourtant ils n’en restent que plus forts et amoureux. Parfois, il est vrai, cela peut être légèrement trop gnan-gnan, mais avec la fin du troisième tome, je crois qu’ils sont excusés de trop s’aimer… J’aime beaucoup la façon dont Lena est apparue pour la première fois à Ethan, de manière originale et surnaturelle. Non seulement cela colle avec le roman, mais ça permet au lecteur de savoir qu’il ne va pas lire le type de livres dont on connaîtrait le schéma dès le début, et dont on finit par se lasser.

Ceci est un point essentiel de cette saga : l’originalité. En effet, les intrigues ne sont pas grandiloquentes, on découvre rapidement et relativement facilement les coupables, on envisage les affrontements à l’avance, c’est vrai ! Mais à chaque fois, les auteures renouvèlent l’approche de tel type de scène, tel type de feinte et ainsi, effacent le sentiment de déjà-lu. Comme Amma, cette bonne à tout faire pourtant exceptionnelle, et que j’adore, un des personnages inoubliables de cette saga !

Je me suis contentée de regrouper trois tomes en un avis parce que je les ai lus il y a un bon moment chacun et je ne saurais retranscrire exactement mes sentiments ! J’ai tellement hâte de lire le dernier tome de la saga, et dire qu’il parait aujourd’hui même et qu’il va me falloir attendre la fin du mois de novembre pour l’acheter ! A tous les accros à cette série, courrez vous le procurer !
Publicités

Je suis une grande bavarde, si vous aimez papoter aussi, dîtes-moi ce que en avez pensé de votre côté, par ici !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s