Coups de coeur !·Littérature Anglophone

L’école de la nuit (Le livre perdu des sortilèges #2) ~ Déborah Harkness.

Je redoutais cette suite tout autant que je mourais d’impatience de la lire, c’est dire. J’avais tellement aimé le premier tome de cette trilogie que je ne voulais surtout pas être déçue dans le deuxième. J’ai repoussé cette lecture tant que j’en étais possible, mais Diana et Matthew m’ont harcelés jusqu’à ce que je les retrouve, ainsi que cette magnifique couverture !


Diana et Matthew atterissent en 1590 et tout est beaucoup plus compliqué que prévu : Diana n’a rien du dame du XVIème siècle, l’homme que doit être Matthew ne lui correspond pas du tout, et trop de secrets entravent leur relation. Trouver quelqu’un pour aider Diana est mission impossible, et le couple se fait plus d’ennemis que d’amis. De plus, une théorie évoquée dans le premier tome s’avère vérifiée…

On est directement plongé dans l’histoire. Entre les deux tomes ne s’est pas écoulé une seule seconde. On vit leur arrivée immédiatement, tout en étant gratifié de petites touches mémo afin de raviver les souvenirs des lecteurs les plus éloignés de leur lecture du premier tome. C’est agréable de voir que les personnages n’ont pas évolué sans nous, comme si nous étions ce qui leur permet d’exister.

Une fois de plus, l’auteure nous laisse apprécier son écriture, riche, efficace et adaptée à l’époque -point nécessaire !-, on découvre une atmosphère encore plus travaillée et recherchée que dans le tome un et le sentiment de réellement se trouver au XVIe siècle nous envahit dès lors. Mais comme il est possible de le remarquer dans le tome un, l’auteure est une grande amatrice de descriptions et ne se prive pas dans le roman, ce qui pourrait déplaire à certains. Pour ma part, je les trouve justifiées du fait que ce n’est pas l’époque dans laquelle nous vivons et que rien ne ressemble au XXIe siècle à cette époque.
 
En ayant en tête que Diana s’y trouve pour apprivoiser sa magie, on risque légèrement d’être déçue. En effet, le couple est tellement préoccupé par les actions qu’ils mènent et leurs répercutions sur le futur que l’éducation de celle-ci est mise en arrière-plan, et n’interviendra véritablement que dans la dernière partie du roman. Cela donne un sentiment d’attente quelque peu frustrant. De fait, si l’on rencontre nombre de personnages (plus encore que dans le premier tome, c’est dire !), si multiples intrigues se forment sur tout et tous, l’histoire n’est pas vraiment riche en « actions ». Sur ce point, j’ai trouvé le premier tome beaucoup plus dynamique. A vrai dire, on finit le roman en réalisant que ce qu’il nous a réellement permis de découvrir, ce sont ses deux personnages principaux.

Matthew est un vampire, il a vécu tant d’époque qu’il sait parfaitement s’adapter. Il est, de plus, anglais, en a l’accent, l’éducation et les manières. Son retour dans le passé est aisé pour lui quant à sa crédibilité. En revanche, revoir ses amis, son père, défunt dans le présent, l’oblige à divulguer certaines de ses faiblesses, ce qui, assurément, n’est pas à son goût. Dans ce tome, il est particulièrement possessif, capricieux, macho. Une minute, il est un amour ; une autre, on aurait des envies de meurtres à son égard. Cependant, cela donne plus de contenance à son personnage, qui semblait infaillible dans le premier tome, et donc irréel.

Diana, quant à elle, rencontre tous les problèmes du monde à être vue positivement par l’entourage de son époux… Pour finalement y renoncer. Celui qu’elle a épousé est si éloigné alors de ce qu’il est aujourd’hui qu’elle ne peut y remédier. Le comportement de Matthew, ses secrets, les problèmes qu’elle rencontre avec ses pouvoirs, leurs maintes disputes… Tout cela nous rapproche d’elle, en font une femme forte, dont on devient fier, lorsqu’elle ose contredire son mari, lorsqu’elle affronte son beau-père avec plus de courage que quiconque.

Dans le tome un, leur couple était neuf, très amoureux, tout juste mariés… J’attendais avec impatience les moments de peine pour voir comment ils réagiraient. Matthew, qui semblait déterminé à faire de Diana une femme comblée, se révèle complètement à côté de la plaque, toujours dans l’excès, complètement dans l’autodestruction ; c’est donc Diana qui tient les reines, qui s’arrange pour que leur couple ne s’effondre pas, pour que son époux réalise qu’il la désire toujours auprès de lui, et qui lui fait accepter ce qu’il était alors : un homme à multiples facettes, mais sombre et dangereux par nécessité.

Il y a tellement de choses à dire sur ce roman, je pourrais en parler des heures je crois bien ! Mais j’aurais trop peur de vous livrer des spoilers inconsciemment. Je voudrais juste ajouter que, finalement, je suis plus qu’heureuse de cette suite et toujours aussi fan de cette trilogie très originale que je conseille aux amateurs/trices de romans historiques, avec un peu de magie, beaucoup d’amour, et un amour tout particulier pour le mouvement littéraire dont le titre tient le nom !

P.S. : J’avais tellement de choses en tête pour ce roman que j’ai lu beaucoup de chroniques avant d’écrire la mienne. Une m’a marquée et dans l’ensemble, elle retranscrit presque tous mes sentiments (presque) : Jess.livraddict.com.
Publicités

Je suis une grande bavarde, si vous aimez papoter aussi, dîtes-moi ce que en avez pensé de votre côté, par ici !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s