Littérature Anglophone

Le voleur de dragon (Sianim tome 3) ~ Patricia Briggs.

Le voleur de dragon est le tome trois de la saga Sianim. On quitte Aralorn et Loup, mais on reste dans le même monde, continuant l’aventure avec Rialla. J’étais réticente à l’idée de laisser le précédent tandem qui m’avait totalement conquise (voir chroniques de Masques et L’épreuve du Loup). Je craignais de ne pas m’accrocher autant au nouveau. Mais comme on peut s’y attendre, Patricia Briggs m’a convaincue une fois de plus !

Rialla est une ancienne esclave, après s’être échappée, elle s’est établie à Sianim et dresse désormais des chevaux. C’est une jeune femme très belle, mais son passé est un poids lourd pour son âme. Ren, le Maître Espion, voit en son histoire un potentiel pour une quête d’informations au sein même du monde qu’elle a tout fait pour quitter. Pourtant, Rialla accepte ce retour en arrière et pour le bien commun (l’abolition de l’esclavage), redevient esclave, par choix.

Je me suis immédiatement attachée à elle. Son histoire est trop douloureuse pour que l’on y soit insensible. C’est un personnage d’autant plus intéressant que l’on discerne en elle une force incroyable, enfouie par des années de soumission. Elle me rappelle Anna, un autre personnage soumis par obligation de l’auteure (cf. Alpha & Oméga) avec cette dualité dans le caractère : force et faiblesse, que toutes deux possèdent. Elle a un physique avantageux et elle sait combien les hommes la désirent, mais elle demeure humble et simple. Elle a, de plus, un talent, en effet elle est télépathe. Cependant elle hésite entre considérer cela comme un don ou une malédiction. Il lui a fallu des années pour le dompter parce que sa puissance l’anéantit à coup d’émotions. C’est vraiment fascinant de voir le processus et comment ce qu’elle capte chez les autres, ce qu’ils sont en train de ressentir, peut l’atteindre de manière aussi forte et profonde que cela la détruit presque. Ce que décrit Patricia Briggs est la version plus approfondie, plus magique, plus réelle, plus douloureuse que la superficielle télépathie de Sookie Stockhouse (si vous lisez du P. Briggs vous comprendrez pourquoi je ne lis plus du Charlaine Harris).

Une énigme demeurait cependant. Si les choses tournaient mal, qui pourrait l’aider ? Ren était trop loin, l’ami de Rialla trop occupé et trop amoureux… Ainsi débarque Tris. On hausse un sourcil et on s’intéresse directement à lui. Un guérisseur ? Oui, mais pas que ! Tris passe à travers les murs, réconforte Rialla, l’aide dans sa quête quand il le peut, la sauve, l’aime. Et voilà ! Patricia Briggs vient de créer un nouveau tandem fort, courageux. L’évolution de leur relation est lente, pleine de non-dits, nous, lecteurs le savons avant eux qui nient. Et on sourit, et on devient complice de l’auteure, et on adore ça.

L’intrigue du roman est très simple, et ce n’est pas elle en tant que telle qui importe, mais plutôt la solution qu’ils trouveront pour se dépêtrer de cette situation difficile. Ce ne sera pas sans sacrifices, et il leur faudra faire preuve de beaucoup de sang-froid, Rialla est admirable et ils sont de vrais héros par leurs actes à mes yeux.

Aussi, en référence aux deux premiers tomes, il est intéressant de noter la présence des uriah (je ne peux pas dire que l’on s’en réjouisse : ce sont quand même des monstres !), de constater la mention de l’ancien et du nouvel ae’Magi, et aussi de découvrir l’attente du mariage de Mhyr, eh oui ! Nous sommes toujours dans le même monde et ceux qui ont été nos compagnons d’aventures par le passé ne sont pas oubliés !

Le plus marquant des moments dans le roman, selon moi, reste la danse de Rialla. Une esclave danse. Mais quand Rialla danse, elle danse par la main de Patricia Briggs, et par conséquent : elle raconte une histoire. Chaque pas est un évènement du conte, il lui donne vie, et la danse de la jeune femme n’en est que plus sublime. C’est vraiment un passage sublime !

Je pense que vous l’avez deviné, je pourrais encore en parler des heures, j’ai adoré ce livre malgré toutes mes craintes. Patricia Briggs a ce don de m’emporter et au-delà d’une histoire qui nous plaît, au-delà de personnages auxquels on s’attache, c’est sa vision de l’art que j’aime.



Et juste pour vous, voici l’auteure qui se confie sur l’écriture de ce roman (attention c’est en anglais) !
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