Littérature Anglophone

L’empreinte du démon (Sianim tome 4) ~ Patricia Briggs.

L’empreinte du démon est le quatrième tome de la saga Sianim, que j’aime de plus en plus à chaque tome. Vous pouvez retrouvez mes chroniques sur les deux premiers tomes : Masques et L’épreuve du loup. Et celle sur le troisième : Le voleur de dragon. Ce quatrième tome n’a pas échappé à mon amour inconditionnel des romans de Patricia Briggs, et à vrai dire, je suis fière de pouvoir avouer qu’elle est la seule à me faire aimer la pure fantasy. Au dos de ce tome, on trouve un commentaire du qui dit « Patricia Briggs est une conteuse-née » et entre Aralorn et Sham, je dois avouer qu’en effet, elle excelle dans cet art.
On suit une jeune femme surnommée Sham le voleur, déguisée en homme, cambrioleuse et redoutée à cause de ses talents de mage. Sham est en fait habitée par une vengeance, elle tente jour après jour de rendre justice aux horreurs qu’a subi son maître sorcier. Un jour, elle assiste au meurtre de ce dernier et on l’engagera alors pour trouver qui ou qu’est-ce qui est à l’origine de ces crimes qui se multiplient. Pour l’aider, elle pourra compter sur le Léopard, bien qu’handicapé par une étrange douleur, et Talbot, un garde de son quartier, bien décidé à améliorer la situation dans celui-ci. Sham devra apprendre à ne pas se fier aux apparences.
 
Si les deux premiers tomes se suivent, les deux derniers se situent géographiquement dans de nouvelles terres (du même monde cependant) avec des personnages différents et sont en fait indépendants l’un de l’autre. On se retrouve donc ici dans Les Bois du Sud, ville conquise par les Cybelliens, et divisée en deux quartiers : celui des nobles, le Finnisterre et celui des pauvres, de la vermine, et des orphelins, le Purgatoire. Sham en est une habitante d’adoption. D’origine noble, elle a renoncé à son statut après la mort de ses parents lors de l’invasion des Cybelliens, qu’elle ne tient absolument pas dans son cœur. Comme le reste de la population. On découvre un véritable guide de survie qu’a développé la jeune femme pour ne pas se faire tuer dans ce quartier.
 
Sham est un personnage très intéressant. Elle possède une telle haine, une telle rancœur en elle que l’on s’étonne de ne pas la voir devenir complètement folle. Ce sont sans aucune doute les buts qu’elle se fixe jour après jour qui la maintienne saine d’esprit et qui lui permette de s’occuper de ceux qui lui sont chers. Elle ne vit que pour son maître, pour le bonheur mince, ironique qu’elle pourra lui accorder. Elle est toute en don d’elle-même et en devient admirable. Cependant, cela ne signifie pas qu’elle est une femme faible. Tout d’abord, chacun s’imaginant qu’elle est un garçon, elle a d’autant plus de mérite quant à son maniement des dagues et autres armes que dissimule sa combinaison. D’autre part, sa magie, bien qu’elle ait gardé le statut d’apprentie, est impressionnante. Et enfin, elle aime particulièrement la provocation.
 
Lorsque Lord Kerim lui propose de trouver le coupable de ces meurtres, on obtient un nouveau point de vue sur le Finnisterre, et plus qu’un endroit de richesse et de beautés (architecturales, vestimentaires, etc.) c’est un lieu de corruption, de méchancetés et de mépris que l’on découvre. Kerim, ou Le Léopard, est un personnage fascinant. La scène dans laquelle l’auteure choisit de le présenter est pleine de tension, d’attirance mystérieuse et lourds sous-entendus. Patricia Briggs parvient à nous le faire aimer immédiatement. Son seul défaut, si l’on peut dire, serait sa mère ! Bon sang, comment peut-on supporter une telle femme ? Ce que l’on apprécie le plus, et qui est plutôt rare à mon sens, c’est que, même s’il est LE personnage masculin du livre, il n’en est pas moins handicapé. Il ne s’agit pas d’une mutilation, comme avec Moira (Philtres & Potions), mais il demeure quand même être un personnage principal avec un désavantage, et Patricia Briggs inculque ainsi que ses personnages sont des humains, et que par conséquent, ils ne sont pas parfaits. La perfection fait perdre le réalisme.
 
La quête du coupable est vraiment intrigante, d’autant plus qu’en dépend l’amélioration de la santé de Kerim. On prend plaisir à suivre les investigations de Sham, à rencontrer des personnages « mythes » de la contrée comme Le Squale ou Les Chuchoteurs. On découvre aussi une nouvelle race : les selkies, par l’intermédiaire d’Elsic, un jeune garçon aveugle que Kerim a pris sous son aile et qui les aide dans leur quête de vérité. Il est celui qui comprend plus que tout le monde et qui permet de comprendre la dangerosité du coupable. Je dois dire que je me suis laissée embobiner et que je ne m’attendais à cette réponse. Un autre sentiment m’habitait vis-à-vis de cette personne. Donc, ça a été une bonne surprise que de constater que je m’étais lourdement trompée.
 
J’ignore s’il s’agit du dernier tome de la saga Sianim, cependant, je trouverais cela dommage car le monde qu’a développé ici l’auteure est complexe et recèle encore de bien de mystères et de contrées inconnues du lecteur. C’est une source de récits inépuisable et j’espère continuer à voyager dans ces terres.


Parce que je trouve magnifique la couverture de l’édition US, je vous donne un aperçu ici, n’hésitez pas à cliquer pour la voir en plus grand !

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2 commentaires sur “L’empreinte du démon (Sianim tome 4) ~ Patricia Briggs.

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