Jeunesse

Divergent (tome 1) de Veronica Roth.

 
Aujourd’hui, je viens vous parler de Divergent, la trilogie de Veronica Roth. Ma lecture du premier tome remonte à un peu plus d’un an, je pense, j’oserais presque dire deux. J’ai également lu le second tome, et bientôt, la chronique apparaîtra sur le blog. Je n’avais pas eu l’occasion de les chroniquer auparavant, mais me voici se faisant. Je ne me souviens d’ailleurs plus comment j’ai découvert ce livre… Honte à moi, car il m’a marquée et figure parmi mes sagas jeunesses favorites.
Béatrice Prior est un membre de la Caste Altruiste, qui exige la bienséance, asservissement, la retenue que suggère son nom. Cependant vient le moment où elle doit choisir si elle demeurera dans cette caste toute sa vie, ou si elle changera. Béatrice change. Elle devient Audacieuse. Tandis qu’elle est formée à en être une véritable : maniement d’armes, exercices physiques et mentaux, au-dehors, une guerre se prépare et l’adolescente, accompagnée de son mentor, y prendra une part active.
Tout d’abord, il faut l’avouer, ce n’est pas la couverture qui donne l’envie première de lire ce livre. Vu le rythme et l’ambiance du roman, il faudra quelque chose d’explosif, qui frappe l’œil. C’est vrai que ce n’est pas ce qu’il y a de plus parlant que ce tourbillon enflammé… Enfin, il s’agit d’un choix éditorial qui ne relève pas de nous.
Il s’agit d’un roman écrit à la première personne, dont la narratrice est le personnage principal : Béatrice, qui deviendra par la suite Tris. Il n’est pas très épais et se lit très rapidement. Divergent reste un livre pour adolescents, qui ne commence pas forcément aussi vite que ce que l’on a l’habitude de lire avec la bit-lit, mais plutôt comme la fantasy qui préfère poser des repères et expliquer le monde dans lequel l’histoire se déroule. Cela crée d’ailleurs un contraste avec les évènements qui s’enchaîneront une fois Tris devenue Audacieuse. Ainsi, pour certains lecteurs, il faudra peut-être un peu de persévérance. Celle-ci valant largement la peine.
Au début du roman, l’héroïne, bien que prise de doutes, demeure faible et retranchée. Cependant, plus on avance, plus on suit un personnage fort, engagé, qui sait réfléchir intelligemment, et donc, plus on s’attache à elle. En vérité, il est difficile d’imaginer un tel personnage puisque l’auteure la décrit frêle et banale physiquement, mais qu’elle possède une telle force de caractère, une telle volonté qu’il nous semblerait normal de retrouver cela dans son physique. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons certainement à peu près tous beaucoup de mal avec l’actrice qui l’interprète dans l’adaptation cinématographique.
Très vite apparaissent d’autres personnages, toutefois secondaires : des amis de l’héroïne, des camarades de classe… Et enfin, Quatre. On reste perplexe un moment. Quatre ? En français, c’est vraiment nul, en anglais ça passe. Four. Ça claque. Cependant, il était difficile de garder cela non-traduit donc… Quatre donc, est le mentor de Tris, il l’entraîne, il la conseille… Et, évidemment, plus si affinités… J’avais un peu peur du côté facile que cette relation aurait pu avoir avec leur positions hiérarchiques à tous les deux. Néanmoins l’auteure sait y faire et en plus de rendre leur couple naturel, elle ne l’embellit pas. Ils se connaissent humainement, il y a certes du romantisme, mais ce n’est jamais idéalisé. Au contraire, les phrases, leurs dialogues sont toujours écrits avec des hésitations de la part des personnages qui rendent leurs échanges et crédibles et puissants. Surtout lorsque c’est Quatre qui s’adresse à Tris.
Ce côté puissant est notamment accentué par le fait qu’autour d’eux, ce n’est pas le cataclysmique, mais pas loin. La guerre est proche, le monde est triste et la bataille entre les Audacieux est plus vicieuse et malsaine que jamais. Le roman enchaîne des moments forts, d’adrénaline, qui maintiennent le lecteur dans le monde et qui lui donne envie de croquer la vie à pleines dents. On s’imagine sans peur et sans faille, sautant du train en marche, escaladant des immeubles, effectuant des sauts dans le vide sans scrupule… C’est un roman qui redonne vie.
L’auteure traduit cela par une écriture efficace. Elle sait réaliser une description calme, lente, détaillée ; puis passer à une scène d’action où le rythme est haché, frénétique. Cela permet de créer une véritable ambiance et suscite l’intérêt du lecteur. Veronica Roth, en cela, est une très bonne manipulatrice. De même qu’elle achève son premier tome de façon absolument haletante, en bonne dystopie, nous finissons le roman sur un beau cliff-hanger qui, si vous avez lu le roman à sa sortie, nous a bien fait mourir d’impatience jusqu’à la parution du second tome de la trilogie.
Pour conclure, je crois que vous l’avez compris, je conseille ce roman à tous ceux qui, tout d’abord, apprécient le genre dystopique, mais aussi à ceux qui commencent à s’en essouffler, l’auteure y redonne un coup de neuf que je trouve rafraîchissant, étant la première à voir mon intérêt décliner pour ce genre. Je vous retrouve bientôt pour mon avis sur le second tome, Insurgent, et en attendant, vous pouvez retrouver ci-dessous la bande-annonce du film qui sortira courant 2014 en salles !
Publicités

4 commentaires sur “Divergent (tome 1) de Veronica Roth.

Je suis une grande bavarde, si vous aimez papoter aussi, dîtes-moi ce que en avez pensé de votre côté, par ici !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s