Jeunesse

Insurgent (Divergent tome 2) de Veronica Roth.

Suite du premier roman de la trilogie de Veronica Roth dont vous pouvez retrouver ma chronique ici, Insurgés (non, je n’utiliserai pas le titre français) parait en France le 08 Novembre 2012, et je l’ai acheté et lu deux-trois jours après, impossible de me retenir ! Déjà qu’il m’avait semblé impossible d’attendre la sortie en français… Surtout que c’était pour perpétuer l’édition que j’avais déjà et que finalement le livre est passé de la filiale (Blast) à la maison mère (Nathan)… Bref, c’est dépareillé dans ma bibliothèque quand même, quoi !
C’est la guerre, trahisons, morts, pertes, camps, ennemis, se cacher. Les Audacieux servent de soldats à Jeanine et nos héros sont en fuite. Si elle donne le change, Tris est détruite de l’intérieur après l’épisode Will, sans pour autant se sentir capable de le confier à Tobias. Dans une bataille pour leur survie et pour rapporter la paix dans leur monde, le couple risque bien de mettre sa relation en péril à cause des fantômes qui les éloignent.
Ce tome deux est lui aussi écrit du point de vue de Tris et est divisé en des chapitres plus courts. Le rythme diffère aussi, on alterne les temps de calme, de cachette, de moments de couples avec des scènes d’actions, des courses à la mort, des batailles. L’atmosphère elle-même est influencée par les doutes de Tris et le malaise de Tobias, on obtient quelque chose de chargé, d’étouffant et l’on hésite à savoir si l’on aime cette sensation ou si l’on veut les en extirper.
Dans le premier tome, on découvrait trois pôles : le monde altruiste, la localisation des Audacieux et enfin, celle des érudits. Dans celui-ci, l’auteure nous promène encore ailleurs. On découvre des endroits évoqués dans le un, mais présentés sous un angle pas toujours engageant, comme le lieu de vie des sans-faction, le quartier des fraternels… On navigue dans le monde de l’auteure, on apprend à voir les différentes mentalités, les différentes perceptions de la vie, des mœurs. C’est l’occasion pour Veronica Roth de développer son imaginaire, d’établir un peu plus son histoire dans un réalité parallèle.
L’histoire est donc plus grave. La guerre, la culpabilité, le souvenir, le traumatisme de l’après. L’auteure développe toujours un peu plus la psychologie des personnages, déjà présente dans le tome un sur la question de la volonté, d’aller au bout de soi. Ici, Veronica Roth réfléchit sur l‘impact de notre conscience sur notre comportement, combien l’Homme peut endurer avant de devenir fou, et à quel point la vie en communauté est essentielle. Ainsi, les personnages deviennent plus profonds, plus réalistes, peut-être moins inaccessibles puisque Tris montre ses faiblesses, son manque d’assurance, son impuissance face à cette situation. Et finalement, c’est à deux, et aussi parce que Tobias ne la ménage pas par amour, qu’ils s’en sortiront. Ils essaient, mais n’arrivent jamais à laisser tomber l’autre. Même dans les purs instants de trahison, d’incompréhension de l’autre, ils finissent par dépasser leur rancune et à revenir à eux deux. Comme si enfin ils étaient eux-mêmes.
Ce roman traite beaucoup des relations avec les parents, et je ne trouve pas cela plus mal. Les parents de Tobias sont particuliers. On ne va pas se mentir. Quand Tris se montre irrespectueuse, et que Tobias est offensé… L’auteure crée ici un miroir. Après tout, c’est un roman pour adolescents ! Il est important de montrer que derrière l’image snob que possède l’adolescent envers les parents, il y a chez ceux-ci une réflexion, un désir de faire ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants. Sans donner une leçon de morale, l’auteure met de la lumière sur quelque chose d’admis, mais que l’on essaie pas d’arranger.
Quant à la fin… Comme toujours, je maudis les dystopies et leur cliff-hanger insupportable pour le lecteur. Comment voulez-vous que l’on n’achète pas le troisième tome quand le roman est, de un d’une telle qualité, de deux achevé sur une telle révélation ! L’auteure est vraiment forte pour faire ça. Quand on ferme le livre, on marronne comme on dit ici, en P.A.C.A. (petit écart dû aux tribulations d’une blogueuse étudiante qui découvre une nouvelle région) parce que l’on veut la suite ! Suite qui est parue depuis le 23 octobre 2013 en Amérique, pour ceux qui veulent la lire en V.O. !
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