Littérature Française

Le sabotage amoureux d’Amélie Nothomb.


Je ne sais pas si c’est dû au fait de l’avoir rencontrée ou tout simplement parce que son monde m’intrigue, mais je me sens le devoir de lire tous les livres d’Amélie Nothomb. Je ne le fais pas par ordre de parution, mais à la réflexion, je devrais peut-être puisque certains sont la suite d’autres. Je les ai pratiquement tous parce qu’on me les a donnés (vous savez ces livres que l’on vous offre et qui sente la cigarette à des kilomètres à la ronde, embaumant votre bibliothèque tout entière , Voilà.) et je me suis donc contentée de piocher au hasard. Etrange découverte que ce livre, Le sabotage amoureux.

On suit une petite fille de sept ans qui a quitté le Japon pour la chine, où elle découvre le communisme et la guerre contre les Allemands. Puis elle rencontre l’amour, une jeune fille, Elena, et adapte son comportement pour lui plaire parce que le reste n’a plus d’importance, tout ce qui compte pour la narratrice, qui n’est autre qu’Amélie est d’attirer l’attention de cette jeune fille sur elle, de l’obliger à l’aimer.

Amélie est un personnage un peu particulier. On ne sait pas vraiment si c’est un choix de l’auteure et si c’est ainsi qu’elle perçoit les enfants, mais elle fait de cette narratrice, une princesse autour de laquelle le monde tournerait. Dire du personnage principal qu’il est égocentrique est un euphémisme, elle est convaincue d’être la plus belle chose que le monde ait connu, que le monde a été créé pour elle… Bref, pour les premières pages d’un livre, donner un personnage comme ça semble particulier, mais ! nous lisons du Nothomb, alors cette notion de particulier est à remettre en question, n’est-il pas !

L’enfant évolue dans un ghetto où les étrangers semblent être parqués par les autorités chinoises et les enfants de ces familles semblent y voir un immense terrain de jeu. Le lecteur se prend d’ailleurs à apprécier celui-ci parce que le regard d’Amélie étant celui d’une enfant de sept ans, cela ressemble plus à une pièce de théâtre… Pourtant, on voit bien que dans des proportions réduites, Amélie Nothomb cherche à faire prendre conscience de la guerre et de l’état de désolation de la Chine avec laquelle, tout au long du roman, elle ne sera jamais tendre. Certes, les prisonniers de guerre reçoivent des punitions et des mutilations invraisemblables, mais cela reste écoeurant et choquant puisqu’ils ont sept ans et qu’ils connaissent déjà la violence.

Cette guerre est donc omniprésente dans le récit et jusqu’à ce qu’Elena arrive, Amélie est très impliquée dans cette bataille en temps qu’éclaireuse, elle souhaite d’ailleurs en faire son métier. Puis survient cette jeune fille. Il s’agit d’une histoire d’amour obsessionnelle, et non réciproque. Je ne me suis pas attachée au personnage d’Elena, une enfant ne devrait pas être aussi hautaine, ou alors c’est qu’elle sera un futur démon à l’adolescence. Quoiqu’il en soit, Elena est le début d’une soumission totale de la part de l’héroïne envers ce sentiment nouveau et entier qu’est l’amour et alors, cela devient beaucoup moins intéressant...

En somme, si parfois, je trouve son excentricité exceptionnelle dans ses romans, ici je ne vois pas ce qu’Amélie Nothomb cherchait à faire. Toutefois, cela reste une lecture rapide, simple et folklorique.
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