Littérature Anglophone

La Marque du Fleuve (Mercy Thompson 6) de Patricia Briggs.

La plupart du temps, j’évite de rendre mes chroniques trop subjectives, je retiens les onomatopées qui menacent de filtrer lorsque j’ai adoré un livre… Mais avec cette saga, ça m’est tout simplement impossible. D’ailleurs, c’est aussi pour cela que cette chronique arrive maintenant alors que j’ai lu le livre il y a presque un an (juin 2013). Mais bon, je viens de refermer le tome 7, alors je me discipline.
Comme toujours, le roman est écrit à la première personne du singulier. On retrouve Mercy en train de se marier, sur le point de partir en lune de miel lorsque, évidemment, elle s’attire des ennuis. Une lune de miel où tout se déroulerait sans encombre, c’est surfait bien entendu ! C’est donc au tandem Adam/Mercy de résoudre cette drôle d’affaire et de faire face aux premières étapes du nouveau statut de leur relation. 
Ce tome nous en révèle un peu plus sur la personne d’Adam, on le connait protecteur et possessif, surtout suite aux conséquences de Tim et au kidnapping de Mercy dans les tomes précédents. Ici donc, Adam s’avère souriant, détendu, un amant attentionné et un loup-garou joueur. Cependant, les évènements vont le pousser à endosser à nouveau le rôle d’Alpha autoritaire et efficace, parfois même être un loup-garou ne suffit pas, notamment face à la magie fae et l’obstacle de l’eau, très présente dans le roman (les loups-garous ne savent pas nager). Ainsi, on le découvre en lutte avec sa double nature
Mercy est d’autant plus la cible de mauvaises intentions qu’elle est confrontée à ses origines, rendue dans ce lieu éloigné des Tri-Cities, elle découvre et rencontre un personnage crucial de son passé qui bouleverse ses repères et qui lui fait se poser d’innombrables questions. Mais ce personnage est aussi la clef pour en apprendre un peu plus sur ses pouvoirs de coyote. Entre lui attirer des dangers, et le besoin de tirer de lui des renseignements sur son identité, sur son histoire, sur ses capacités, on découvre une Mercy bouleversée dans ses convictions et qui a du mal à se cerner elle-même.
Le roman se compose donc de moments de romances, de jeux entre amoureux, de voyages et de beaucoup d’humour, avec aussi, grâce à l’intrigue des temps d’actions et de combats intenses. Patricia Briggs manie tout type de scènes. Elle excelle dans la description, la réflexion psychologique et ça apporte beaucoup à l’histoire vu que ce n’est pas toujours facile de comprendre les réactions d’Adam pour Mercy. Le mariage de ces deux personnages ne signifie pas paix et amour éternel, pas avec eux. Les désaccords, l’inquiétude constante d’Adam envers les dangers dans lesquels s’embarquent Mercy, cela créent tensions et incompréhension. 
Lorsque l’auteure choisit de les réconcilier, elle le fait par une maîtrise de la psychologie qui nous fait sourire et en même temps nous impressionne car ça humanise ces personnages de papier. Mercy tente de réfléchir en se mettant à la place d’Adam et elle a cette réflexion qui est sans doute ma phrase préférée du roman « Je tentai de réfléchir comme Adam, un homme intelligent, mais empoisonné à la testostérone ». 
Quant aux scènes de combats, dans ce tome, et comme toujours, elles sont très musclées. Elles combinent la ruse de Mercy, sa maîtrise des arts de self-défense, et la spontanéité qui la caractérise. Cette fois-ci, l’auteur pousse le vice un peu plus loin. Ce qu’a vécu Mercy dans le tome trois, Le baiser du fer, était déjà assez terrible, et ici elle n’hésite pas à évoquer l’idée de sacrifice de son personnage principal pour sauver les siens, et c’est vraiment à la dernière limite que cela est empêché, ce que nous tient, nous, lecteurs, très en haleine.
Patricia Briggs est une conteuse dans l’âme et dans ce tome, tout comme dans sa saga Sianim, cela s’avère très utile ! Que ce soit pour découvrir les lieux, pour cerner plus des personnages, ou expliquer les conséquences de l’entité maléfique que sont chargés de stopper Mercy et Adam. On découvre une nouvelle partie de l’univers de l’auteure, son penchant pour l’Histoire (Mercy ayant fait des études d’Histoire, cela se justifie d’autant plus), et en particulier l’Histoire Amérindienne. L’auteure prend plaisir à intégrer des éléments de ses recherches, d’instruire le lecteur tout en le divertissant. 
On quitte nos héros avec le sourire, et un épilogue absolument irrésistible, car si l’on aime l’action, on aime aussi quand l’intensité de celle-ci s’apaise et retrouver un Adam ronchon et une Mercy groggy car trop amochée, c’est presque un rituel désormais ! 
Le tome 7 est disponible en format Bragelonne et Milady, il s’intitule La Morsure Du Givre, la chronique ne tardera pas à être publiée, non plus, donc ne vous éloignez pas trop d’ici !
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