Jeunesse

La 5e vague (La 5e vague I) de Rick Yancey.

La blogosphère s’est immédiatement emparée de ce livre, cependant il m’intriguait déjà beaucoup ! J’avais remarqué la couverture américaine (elle a cela de différent que le titre a aussi un effet surbrillance) en fait. Pourtant, je n’avais pas craqué, budget étudiant oblige… Alors, quand j’ai vu qu’il était disponible en prêt à la bibliothèque où je fais mon stage, j’ai sauté sur l’occasion ! J’avoue avoir craint le côté répétitif des dystopies, mais je suis heureuse d’avoir découvert un roman original.
Cassie est une jeune fille de seize ans, orpheline, survivant dans un monde où les humains sont des cibles, des proies pour une espèce envahisseuse. La seule pensée qui la pousse à continuer ? Son petit frère, Sammy, 5 ans, dont elle garde précieusement l’ours en peluche, à qui elle a fait la promesse de le rejoindre. Mais comment survivre dans un monde dont vous n’êtes plus l’espèce dominante, comment concilier survie et sauvetage ?
On entre rapidement dans l’histoire, notamment grâce à l’écriture de l’auteur, fluide, efficace, émouvante. Il contextualise, explique, situe sans pour autant rendre le tout lourd, indigeste. Au contraire, on découvre en douceur, par pincée les informations essentielles au récit. On n’a pas à subir de longueurs dans les descriptions, ni un vocabulaire soutenu superflu. Finalement, je dirais que l’écriture de Rick Yancey est parfaitement adaptée pour un roman d’adolescents. Elle permet de conserver une qualité dans le texte, tout en possédant une facilité de lecture.
Mais ce qui nous fait véritablement adhérer à l’histoire, c’en sont les personnages. Cassie est une fille forte, déterminée, courageuse et surtout très intelligente. Elle donne sa force au roman, avec cette combativité inextinguible qui la caractérise. C’est aussi elle qui rend le roman si dynamique. On poursuit nous aussi sa quête, il est très intéressant de suivre le fil de ses pensées, de découvrir sa personnalité. Le lecteur se sent proche d’elle, et par son journal, c’est un peu comme si elle nous racontait cette histoire qui est la sienne, directement à nous. Cassie, c’est une héroïne pour laquelle le lecteur ressent forcément de l’admiration, à l’image de Katniss, ou de Tris, elle a ce tempérament qui nous scie sur place. Et pourtant, derrière cette force de caractère, elle devient un véritable marshmallow quand il est question de son frère. Et finalement, le lecteur se retrouve au bord des larmes à chacune des références à celui-ci (oui je parle d’expérience, ce livre m’a fait pleurer de nombreuses fois, mais bon, je suis hypersensible !), ce petit bout de chou pour lequel on s’inquiète tant, que l’on espère tant connaître un peu plus.

La première partie est donc très intense, en actions, en informations. Elle est intéressante, dense et elle se dévore. Un changement survient, marquant le début de la seconde partie, et le rythme change, on découvre un nouveau personnage, Evan Walker, dont on ne sait pas grand chose. Quand je dis que cela change le rythme, c’est que cela le casse complètement, c’est une longue partie du roman qui m’a un peu déçue, on haletait, et cette parenthèse vient tout couper, si bien que je ne la trouve pas forcément existentielle, d’autant que les triangles amoureux sont trop utilisés et que je considère qu’un roman aussi bien parti n’a pas besoin de cela pour être excellent. C’est le seul point négatif du roman pour moi.

Puis l’action reprend ! On finira par changer à plusieurs reprises de narrateurs au fil du roman. On peut être déboussolé, temporairement, mais on est très vite happé dans cette nouvelle storyline, cette nouvelle perspective de l’histoire qui complète notre vision de celle-ci, qui nous permet de nous introduire à de nouveaux personnages et à nous faire découvrir une nouvelle manière de vivre qui s’oppose à celle de Cassie ; mais qui, au final, finira par justifier, rendre plus juste celle de l’héroïne. En effet, Rick Yancey, sans les stigmatiser, parvient habilement à orienter le jugement du lecteur sur l’identité des méchants, par des sous-entendus, des actes que le recul de la lecture permet d’interpréter pour ce qu’ils sont vraiment.
De cette façon, on se retrouve avec un roman hyper dynamique, très novateur, avec un côté plus science-fiction que dystopique. D’ailleurs, l’histoire est plutôt mixte dans l’ensemble, je pense qu’elle peut vraiment plaire à un public masculin, pour peu que les romances internes ne soient pas un obstacle insurmontable. Le plus paradoxal avec ce roman, c’est que je l’ai dévoré trop vite, en une soirée, alors qu’il s’agit d’un énorme premier tome de six cents pages ! Cela prouve son interêt et l’efficacité de l’écriture de l’auteur, ainsi que la fluidité de compréhension de l’histoire ! 
Je conseille vraiment cette lecture aux lecteurs qui ont pu être déçu par le manque d’originalité de certains titres du genre, sinon, il fait une très bonne œuvre pour commencer ce type de lectures ! D’autant qu’il est intéressant de le lire avant d’aller en visualiser le film dont la réalisation a d’ores et déjà commencée, le personnage de Cassie étant interprétée par Chloe Moretz que l’on pourra retrouver dans l’adaptation de Si je reste de Gayle Forman.
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6 commentaires sur “La 5e vague (La 5e vague I) de Rick Yancey.

  1. ah ça fait un moment que je n'ai pas vu le roman passer sur un blog et meme si Vanessa (ma co-blogueuse) l'a dejà lu je ne l'ai pas encore tenté. Mais il faudrait vraiment, ça donne envie !

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  2. C'est vrai que l'apparition d'Evan ralentit un peu l'action… mais elle entraîne un tas de questions ! J'ai adoré son personnage, et il n'y a pas vraiment de « triangle amoureux » hyper développé puisque la confrontation Cassie-Ben survient assez tard, et comme tu l'as justement dit, dans une partie où l'action reprend. Je t'invite à lire ma critique si tu veux en savoir un peu plus :).
    J'ai vu que tu faisais un stage en bibliothèque ? Que fais-tu comme études ? A bientôt !

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  3. Oui, des questions, un peu, mais pas tellement, je trouve que le personnage rend le livre prévisible : la lutte entre ce qui il est au fond de lui et ses sentiments, alors qu'il aurait pu être un super antagoniste si il avait manipulé cassie du début à la fin, trop d'indices nous éclairent trop je trouve :/
    Oui, mais là aussi, Ben je le sentais arriver à plein nez dès sa première évocation. En fait, c'est surtout ça qui a empêché mon coup de coeur, le fait que l'auteur tente d'introduire des intrigues secondaires, mais qu'il le fasse pas assez subtilement et du coup le lecteur capte… 🙂 mais c'est mon avis personnel, il est normal que tu es ressentie les choses différemment !
    Oui, je l'ai fini d'ailleurs ! Je fais un DUT info com options métiers du livre 🙂

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