Coups de coeur !·Jeunesse

Black out de Brian Selznick.

C’est dans le cadre de mon stage, et par un échange de nos coups de cœur avec l’équipe de la bibliothèque que j’ai découvert ce petit ovni de la littérature jeunesse, et au-delà de cela, découvrir un auteur que je ne connaissais pas, et qui pourtant, le mérite : Brian Selznick est l’auteur du très célèbre Hugo Cabret (L’invention d’Hugo Cabret) ! Ce fut donc avec curiosité que j’entrai dans cet univers, ne sachant pas à quoi m’attendre, me fiant seulement au conseil de lecture que l’on m’en avait donné !

Black out raconte deux histoires en parallèle à deux époques différentes, celle d’une jeune fille, Rose, sourde, que les parents rejettent ; et celle de Ben, orphelin depuis peu (sa maman avec qui il vivait étant décédée), sourd lui aussi, qui part à la recherche de son père. Le roman montre les obstacles qui se présenteront à leur bonheur, empêchant la réalisation de leur quête.

L’oeuvre se présente sous forme d’un roman mi-traditionnel, mi-graphique. L’histoire de Rose est donc dessinée, et celle de Ben est écrite. Esthétiquement, il n’y a rien à dire, les illustrations sont magnifiques, et dans l’absence de précision, je pense que l’on peut les attribuer à l’auteur lui-même ; mais la mise en page du texte aussi, aéré, structuré, écrit assez gros… très agréable pour la lecture, en somme. Le roman se découpe en plusieurs parties et c’est un pavé de 600 pages. Pourtant, étant donné qu’une importante partie est constituée d’illustrations, on dévore le livre comme s’il faisait 200 pages

C’est une œuvre vraiment jeunesse (le héros a 13-14 ans) et par conséquent, j’avais peur de ne pas autant accrocher qu’un roman young adult ou adulte. Finalement, j’ai accroché. Véritablement. Cette histoire porte tellement sur la tolérance, l’handicap qui vous exclue du monde, ça bouleverse inévitablement. Ben enchaîne les coups durs, les désillusions, il est seul dans un monde impitoyable où il est une cible. On ne peut qu’être touché par ses mésaventures. L’histoire de Rose étant quasiment intégralement dessinée, elle est encore plus frappante, encore plus dure. L’héroïne par les dessins, est encore plus sourde que ce peut l’être Ben dont l’histoire dispose de l’appui de la partie romancée. Au final, on verse forcément une larme pour ces deux personnages qui veulent vivre comme tout au chacun dans un monde qui les rejette de toutes ses forces.

C’est donc une œuvre avec un très beau message, un engagement indéniable pour une cause noble. La tolérance, la distanciation avec le regard que portent les gens sur nous, la détermination à poursuivre ses rêves, et l’amour d’une personne pour ce en quoi elle croit. Je ne crois pas que l’on puisse refermer ce type de livre sans ressentir une humilité et une reconnaissance certaine. D’une façon originale, très visuelle, habile, l’auteur nous embarque dans une autre vision des choses du quotidien, créant une jolie surprise à l’arrivée.

Je ne peux quitter ce livre sans penser à un autre, que j’ai lu il y a de cela un ou deux ans et que je me tâtais à chroniquer sur le blog, faute de trouver les mots : Le dernier hiver de Jean-Luc Marcastel. La tolérance en est le thème central, tout comme l’héroïsme, le courage, la détermination des personnages principaux.

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6 commentaires sur “Black out de Brian Selznick.

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