Jeunesse

Les chroniques de Harris Burdick – Collectif.

L’album pour enfants Les mystères de Harris Burdick, où l’on découvrait 14 dessins autour desquelles s’est ficelée une intrigue que développait une préface sont ici l’opportunité, pour d’autres auteurs de développer l’imaginaire que leur inspira ces mêmes dessins. Ce recueil, Les chroniques de Harris Burdick sont donc la collaboration de 14 auteurs, tous intrigués par l’univers de Harris Burdick, alias Chris Van Allsburg.
Il ne faut pas perdre de vue, à la lecture de ces nouvelles, de l’excentricité des dessins, de leur aspect surréaliste, de ces titres et sous-titres qui en sont les seules indications qui puissent aiguillés les auteurs. Donc je n’ai pas été surprise du caractère marginal, unique des créations de chaque auteur ! D’ailleurs, c’est ce qui fait le charme du recueil, le fait que l’on soit intrigués, déstabilisés, que l’on s’arrête dans notre lecture, des points d’interrogation dans la tête, mais que l’on finisse par rouvrir le livre. Certaines sont plus loufoques que d’autres, c’est aussi ce qui fait la diversité du recueil. Il faut dire que l’on se retrouve parfois avec des nouvelles dont les énigmes nous sont révélées à la toute fin et le lecteur reste ainsi, complètement mené en bateau. Les nouvelles sont plus ou moins longues, mais elles m’ont toutes intéressées, et surtout elles nous font découvrir de nouveaux auteurs, car sur les quatorze, il y en aura forcément un que l’on connait moins que les autres, ce qui n’arrangera pas notre wish-list, mais enrichira notre culture générale !
C’est un recueil intemporel, il est surréaliste, les personnages en sont des enfants, ou des adolescents, mais tous les âges peuvent s’y intéresser, peuvent rêver avec lui, de même que l’album, il a cette originalité qui plait, interroge, chamboule. C’est une lecture facile, mais qui marque, c’est un petit ovni dans la littérature de l’imaginaire qui regroupe tant d’auteurs créatifs, qui savent manier suspens et écrire entre réalité et irréel ce qui rend le lecteur confus et l’empêche de lâcher l’œuvre paradoxalement. Le format de nouvelles permet d’entretenir, de favoriser l’angoisse, le suspens, de finir sur l’indécis.
Il est difficile de parler avec justesse de ce recueil, mais si l’on ne craint pas d’être dérangée, de remettre en question la limite du possible, alors on peut se laisser emporter par ces quatorze nouvelles dans un monde proche du nôtre, sans l’être véritablement ! Et surtout, si vous le lisez, n’oubliez pas de réfléchir à la préface de Lemony Snicket : Harris Burdick, après tout, existe peut-être bel et bien, se dissimulant là où on l’attend le moins.
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