Littérature Française

La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay.

J’ai toujours eu envie de lire Moka de Tatiana de Rosnay, je ne sais pas pourquoi, parfois on est attirés, comme ça envers des livres, sans raison apparente. Il y a quelques temps, on m’a donnée des livres, et parmi ceux-ci figuraient trois livres de cette auteure : Moka, La mémoire des murs et Boomerang. Je cherchais une lecture rapide et efficace, et j’ai trouvé mon bonheur avec ce tout petit ouvrage plein de surprises !
Pascaline est une informaticienne quadragénaire qui doit tout recommencer, tout juste divorcée, elle doit se reconstruire tout en assistant au bonheur de son ex-mari, en ménage avec celle pour qui il l’a quittée, sur le point d’avoir une petite fille. Elle décide de prendre un appartement près de son travail, qui lui plait beaucoup. Pourtant, très vite après y avoir emménagé, elle tombe malade, incapable de dormir, prise de nausées et vertiges en tous genres. C’est le début d’une longue déchéance, entre folie et empathie extrême car ce lieu est chargé d’Histoire.

C’est donc mon premier livre de l’auteure. J’ai été frappée par la rapidité à laquelle je l’ai lu. Il faut dire que le rythme du livre évoque celui d’une nouvelle, si l’auteure prend le temps d’inclure d’importantes descriptions, en revanche tout s’enchaîne très, parfois trop vite. au final, j’ai trouvé que ça ne nuisait pas au livre, au contraire, ça lui apporte un sentiment d’étouffement, de densité qui nous enferme dans cette folie qui va gagner peu à peu l’esprit de Pascaline.

J’ai lu quelques avis avant d’écrire le mien, et j’ai constaté que peu d’entre eux s’étaient attachés à ce personnage qui, pourtant, m’a touchée et que j’ai pris plaisir à suivre. Elle porte avec elle le poids d’un passé douloureux, dont les blessures ne sont pas cautérisées, et j’ai ai particulièrement apprécié les descriptions psychologiques, la plongée dans la noirceur sans qu’elle en ait conscience, cette obsession. Cette quête de soi à travers autrui.

Je ne dis pas que l’auteure ne part pas loin dans son délire. Il faut avouer que la fin est juste à couper le souffle, je ne m’y attendais absolument pas. D’ailleurs, avec le recul, je ne sais toujours pas si je l’accepte ou non, cette vérité. Pourtant, c’est cette dernière qui, je crois, donne toute son originalité au livre. À la manière dont j’avais haï et étais fascinée par la fin de Travail soigné de Pierre Lemaître, je reste bouleversée par cette fin sans pouvoir poser de mots dessus.

Il me reste deux livres de l’auteure dans ma PAL, et je dois avouer que je suis curieuse de les découvrir. Bien sûr, j’espère qu’elle m’étonnera encore, avec quelque chose de différent, mais tout aussi profond, doux, et surtout travaillé comme l’était ce roman-là. Je ne sais pas trop à qui conseiller ce livre. Je crois qu’il est de ceux que l’on croise sur notre chemin sans l’avoir décidé, et dont on est content d’avoir vécu l’aventure. Mais il est vrai que je ne connais pas le reste de l’oeuvre de l’auteure, alors :

Pour ceux qui ont déjà lu du Tatiana de Rosnay, que pensez-vous de celui-ci ?
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