Jeunesse

Divergente #3 de Veronica Roth.

On se retrouve pour une chronique un peu spéciale aujourd’hui. Divergent tome 3. Allegiant. J’ai lu des dizaines d’avis, des positifs comme des négatifs ; des gens qui avaient aimé ou pas, les tomes précédents. Ma chronique est différente parce que ma relation avec cette trilogie est différente. J’ai toujours vu dans la lecture un moyen de puiser de la force et des armes pour avancer, c’est principalement pour cela que mes avis, mon attention, mon intérêt dans une oeuvre se porte plus facilement sur sa philosophie que sur la forme choisie pour l’exprimer. Tris a été d’une grande aide pour moi, et c’est aussi pour ça que j’ai détesté le film, parce qu’elle apparait droguée à l’adrénaline alors qu’elle est une personne emplie de courage, de détermination, passionnée.

Dans ce tome, la mère de Tobias prend la tête de la ville de Chicago, elle y instaure une nouvelle forme de tyrannie et Tris comprend qu’elle ne pourra pas rester dans les parages, pas depuis qu’elle sait qu’il y a autre chose plus loin. Tobias, Christina, Uriah, Cara et Tori la suivent dans cette aventure, et ils s’arrangent pour que Caleb puisse faire de même. Ils rejoignent l’autre côté, où les attendent ceux qui ont créé la société dans laquelle ils ont grandi. Le tout sera, au fil du temps passé avec ces gens, de déterminer s’ils sont les gentils ou les méchants de leur histoire.

J’ai passé le premier quart du livre à me dire que je le haïssais. Tout allait trop vite. Cette édition en grand format espace le texte de telle façon qu’un chapitre dure trois pages, est aéré comme s’il contenait seulement trois mots… Bref, j’avais le sentiment que l’histoire m’échappait, avait été abrégée. Au secours. De plus, Tobias était insupportable d’indécision, et Tris était plus seule que jamais, portant tout sur ses épaules, si bien qu’elle en perdait ce qui fait qu’elle est la personne qu’elle : un être aimant à tel point que cela lui donne une force incommensurable.

Je ne me suis pas attachée à Evelyn, jamais, même pas à la fin alors que j’imagine que c’était un désir de l’auteure. Je l’ai trouvée égoïste, et par dessus tout, lâche. Quelle mère abandonne son fils dans de telles conditions, déjà ? Et comment peut-elle espérer le récupérer plus tard ? Enfin, je suppose que c’est une vision personnelle que j’ai sur la notion de pardon.

Le roman commence rapidement, l’action est là, omniprésente, bien sûr, c’est ce que j’aime le plus dans l’écriture de Veronica Roth : une plume tranchante, qui dit les choses en profondeur, avec une vérité qui fait mal et des personnages qui sont dans l’action, jamais passif que ce soit avec de bonnes ou de mauvaises intentions. Donc en soi, quand je dis avoir détesté le premier quart, je me base vraiment sur Tris. Et le fait que les évènements dans sa relation avec Tobias ne sont pas aussi bien amenés que dans les tomes précédents.

Puis l’histoire, l’intrigue prend le dessus, je suis entrée dans le texte, et j’ai retrouvé des compagnons de voyage, Uriah, notamment, que j’adore, et Christina, l’inimitable. J’ai été étonnée d’apprécier Cara, qui, dans le second tome m’énervait passablement. Tori… Un personnage que j’adore, si cela a de l’importance, n’est-ce pas.

Les choix de l’auteure sont nombreux et radicaux. Je crois pouvoir dire qu’au fond, je comprends. Les personnages en finissent sublimés ainsi, inoubliables, ils nous marquent. Mais après ma lecture, alors que j’écris cette chronique, je ne peux m’empêcher de penser que c’est fini. Je veux dire Tris est ce personnage qui m’a apportée tant de courage et de détermination, dans des moments de panique, je récitais certains extraits où elle s’encourageait mentalement dans le tome 1 par exemple. Tant que je n’avais pas lu le troisième tome, je pouvais le faire, c’était plausible, ça me faisait penser à elle, ça me donnait envie de lui ressembler… Et maintenant ? 

L’auteure, par cette décision, condamne ce personnage à une immortalité qui lui fait honneur ; mais elle l’emprisonne dans une réalité définie. Je pense notamment à la fin de Delirium où la fin offre une ouverture de possibles, c’est au lecteur de décidé. Ici nous n’avons pas le choix. Ça m’a achevée. J’ai pleuré de la page 400 à la fin. Tris est un exemple depuis 2012 pour moi, et peut-être que cela paraîtra ridicules à certains, mais je crois en le fait que certains personnages changent nos vies, tout comme certains livres. Alors ce que je vais faire, c’est oublier que ce troisième tome existe, et tenter de la garder en moi, comme une voix qui serait là pour m’accompagner au quotidien, comme elle le fait depuis que j’ai commencé à lire ses aventures.

 Pour ceux qui l’ont lu, l’auteure parle de sa décision ici (en anglais !).

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4 commentaires sur “Divergente #3 de Veronica Roth.

  1. Salut !
    J'ai lu quelques articles sur ton blog et j'adore ! 🙂
    J'avais une question à te poser par rapport à la conclusion de cet article : est-ce que tu conseilles tout de même ce livre ou pas ? Je sais dans les grandes lignes ce qui arrive à Tris, et c'est pour ça que j'ai peur d'être déçue ou dégoûtée de la série…
    Merci pour ta réponse et bravo pour ton blog ! 🙂

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  2. Coucou !
    Merci beaucoup, c'est très gentil !
    Oui, je le conseille. C'est le choix de l'auteure, ça m'a brisée le coeur, mais le livre reste très bon, très bien écrit !
    Et surtout, si tu le lis, dis-moi !
    Bonne soirée et encore merci !

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