Jeunesse

L’échange de Brenna Yovanoff.

Je sais. La photo est un peu grosse, ahah. C’est la couverture du roman dont je vais vous parler aujourd’hui et elle est juste sublime. Elle est pleine de promesses, ce qui a fait que j’ai acheté le livre, ça et son prix lors de la vente privée Michel Lafon (3e ça ne se refuse pas). Il a mijoté longtemps dans ma pile à lire. Et puis, cet été, j’ai fini par craquer et l’ouvrir, parce que je voulais quelque chose de surprenant, qui se lit en un seul après-midi.

On suit le personnage de Mackie, un adolescent un peu étrange. Il est très sensible, fragile, frêle même. On le voit vaciller à l’évocation du sang, ne pas supporter tout ce qui est en fer. Mackie Doyle n’est pas un fae, non, mais un remplaçant. Il a pris la place du véritable Mackie Doyle, fils de M. et Mrs Doyle, dans la ville de Gentry. Cela fait seize ans que la famille fait comme si de rien n’était. Qu’Emma, la grande soeur de Mackie, fait tout ce qu’elle peut pour l’aimer comme son vrai frère. Mais un jour, Mackie est trop malade et il va être obligé de renouer avec ses origines s’il veut sauver sa vie ; de plus, la sœur de la fille qui fait battre son cœur a été enlevée et s’il veut empêcher que de nouveaux enlèvements ne se reproduisent, il devra même choisir un camp.

Ce n’est pas mon premier roman du cercle d’auteures que forment les Merry Fate Sisters, j’aime déjà beaucoup l’oeuvre de Maggie Stiefvater (Les loups de Mercy Falls, mais aussi Sous le signe du scorpion) ; même si j’ai moins accroché avec celle de Tessa Gratton (Blood Lovers et sa nouvelle dans le recueil paru chez Black Moon Le maître de Rampling Gate). Bref, je savais que j’allais découvrir un monde déstabilisant et me plonger dans une atmosphère très particulière. Brenna Yovanoff suit les critères et nous embarque dans une petite ville à part, Gentry, qui m’a, à maintes reprises, rappelée Gatlin avec son aspect intemporel, son caractère unique, le potentiel maléfique qui y réside. On est immédiatement emporté dans un monde où l’on a du mal à respirer, où vivre est difficile moralement. L’auteure crée un monde où l’espoir a disparu, où les personnages sont atterrés. C’est très intéressant !

Et puis, il y a une lumière qui s’allume. Du moins, c’est le sentiment que j’ai eu. Lorsque Mackie prête plus d’attention à Tate -parce que, soyons honnêtes, Olivia, au bout de deux minutes, elle nous a lassés- Tate a cette furieuse envie de vivre, de creuser, de donner des coups de pieds dans le nid d’abeilles comme ferait Mercy (oui, je cite Patricia Briggs dans chacune de mes chroniques, chut). Et l’on a envie que Mackie mette sa fragilité de côté, qu’il commence à chercher, à ouvrir les yeux, à désobéir à son pasteur de père et à son sermon sur la nécessité d’être invisible. Du coup, on s’attache vraiment aux personnages, on est vraiment préoccupés par ce qui va leur tomber dessus, et on est encore plus intrigués par les évènements. C’est un livre qui conquiert peu à peu son lecteur, se dévoilant page après page, sans jamais trop en dire, en laissant une importante marge d’imagination.

Puis Mackie découvre l’endroit d’où il vient, les créatures qui vivent dans son monde. On n’y croit pas vraiment, c’est-à-dire que cela nous apparaît un peu comme une histoire bizarre, dérangeante, une pièce de théâtre un peu glauque. Mais on continue à lire et à sourire, complice de l’auteure, de cet univers un peu rêvé, un peu fou, mais intéressant, riche et assurément plus inquiétant que ce que l’on veut bien l’admettre.

J’ai souvent lu dans les chroniques que j’ai pu lire sur ce livre qu’il était incomplet, pas très approfondi… Je ne suis pas spécialement d’accord avec ça. Pour ma part, j’ai trouvé que les points laissés inexplorés nous permettaient à nous lecteurs, de compléter ce monde, ce qui rend le tout à la fois plus excitant, mais aussi beaucoup plus effrayant ! D’ailleurs, je pense que c’est le genre de romans qu’il faut lire le 31 octobre (à l’occasion d’Hallowctober de Fairy Neverland par exemple), quand l’on a envie de frissonner un peu, d’être déstabilisé. Ce fut, pour ma part, une excellente découverte !

Ici, découvrez le site du photographe qui a permis à ce livre d’avoir une si jolie couverture !
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2 commentaires sur “L’échange de Brenna Yovanoff.

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