Littérature Hispanique

Chronique d’une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez.

Garcia Marquez fait partie de ses auteurs que j’ai toujours rêvé de lire, mais dont je repoussais toujours la lecture. Vous savez quand vous voulez adorer un livre, mais que vous ne le lisez pas par peur qu’il ne soit pas aussi bien que ce que vous fait miroiter votre imagination ? Voilà, c’est mon cas avec cet auteur. Puis, aussi, je rêve de le lire un jour en espagnol, mais ça n’arrivera pas de sitôt, je pense, il faut un sacré niveau ! Donc, cette année au DUT, nous étions censés avoir cours de littérature hispanique et Chronique d’une mort annoncée faisait partie de la bibliographie, du coup, opportunité pour moi de découvrir l’auteur, finalement !

Lorsque Garcia Marquez est découvert, ainsi que toute la littérature hispanique, dans les années 70, il bouleverse par son écriture moderne et le jamais vu que consistent ses oeuvres. Ce roman-là n’échappe pas à la règle. Ecrit sous la forme du chronique, on suit un narrateur qui tente retracer le parcours, de par les témoignages qu’il récolte, de Santiago Nasar.

L’ouvrage fait 116 pages, il se lit très vite et on est immédiatement plongés dans l’histoire. En effet, qu’est-ce qui le rend si unique ? Eh bien, cette histoire de meurtre, celui ce personnage dont on tente de reconstituer les derniers instants… Le comment, pourquoi, quand et par qui il a été tué ? On le sait tout de suite, dès la première ligne du roman. Et c’est ça qui change tout. Au début, on se dit… Ok, si le coupable est connu tout de suite, quel intérêt ? Mais l’intérêt, justement, c’est de comprendre comment, malgré le fait que tout le monde savait que Santiago Nasar allait mourir des mains des frères Vicario, et pourquoi personne ne l’a empêché. C’est de voir à quel point l’humain peut oublier la solidarité, s’enfermer dans une bulle illusoire, et plus crûment : faire l’autruche.

Mais le roman permet aussi de découvrir les moeurs et les coutumes du pays, voir comment les gens vivent dans ces endroits exotiques, dans leurs misères ou leur extrême richesse ; voir comment le mariage des jeunes filles est encore un choix qui n’appartient pas à celles-ci et qui peut changer l’avenir d’une famille.

L’écriture de Garcia Marquez est riche de ces pays, de ces couleurs, d’un humour ironique mais affectueux et de cette chaleur. Elle prend son temps, les descriptions sont nombreuses et il y a un véritable désir de garder une trace des cultures qu’il évoque, de présenter son pays à ses lecteurs ; ainsi, l’ouvrage prend une dimension de voyage que j’ai beaucoup aimé.

Donc, au final, c’est une oeuvre qui conquiert son lecteur pas à pas, page après page. J’ai beaucoup aimé et pour une première lecture de cet auteur, je pense que c’est un bon choix puisque c’est un ouvrage court et que Cent ans de solitude est un peu plus tourné vers un lectorat averti. Vous allez sûrement avoir droit à de plus en plus de littérature hispanique sur le blog, j’y trouve vraiment mon compte en ce moment, ce sont toujours de très belles lectures ! Alors, j’espère que vous oserez vous lancer aussi dans la production importante de cette culture.
Publicités

Je suis une grande bavarde, si vous aimez papoter aussi, dîtes-moi ce que en avez pensé de votre côté, par ici !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s