Littérature Anglophone

Le Hobbit de J.R.R. Tolkien.

C’est le premier livre de Tolkien que je lis. Déçue du dernier film de la trilogie, mais ayant adoré l’univers, je voulais me plonger dans la version originale, épurée de tout ce que l’adaptation a ajouté afin de faire des sous… Je suis ressortie de cette lecture surprise et très amusée, et je crois que cette période festive qu’est Noël est un bon moment pour découvrir ce tout petit livre de 400 pages.

Bilbo Baggings est donc un Hobbit respectable, avec un joli trou (sa maison) où le thé est servi à 16h. Alors, lorsque Gandalf lui propose de participer à une aventure, Bilbo s’offusque, ce n’est pas bien, ce n’est pas correct. Et pourtant, il n’a pas le choix, le voilà engagé comme cambrioleur, camarade d’un groupe de 12 nains et d’un magicien… Ils vont vivre mille et unes péripéties avant d’atteindre la Montagne, où les nains veulent reconquérir le trésor de leurs ancêtres.
Ce qui m’a le plus surprise, c’est l’écriture. Les films sont sérieux, graves, ils montrent la noirceur du monde de Tolkien. Pourtant ce livre est vraiment très comique, le narrateur, qui interpelle ponctuellement le lecteur, apporte un recul vis-à-vis des évènements qui n’est pas sans rappeler le procédé d’écriture de Voltaire dans Candide. Le lecteur considère donc l’oeuvre comme un petit conte sympathique, dans lequel chaque chapitre marque une aventure différente. Cela rend le livre très accessible, on peut facilement le recommander à un jeune lecteur. De plus, le rythme est intense, on ne souffle jamais grâce aux nombreux rebondissements et le lecteur ne peut donc pas s’ennuyer.

On s’attache très facilement au héros, Bilbo Baggings, grâce aux remarques ironiques et taquines du narrateur qui le font paraître indécis, bougon mais courageux et amical. Ses camarades nains nous sont aussi très attachés, ces petits hommes vaillants, travailleurs et sur les traces de leurs ancêtres, prêts à affronter tous les dangers au nom de leur peuple et loyaux comme personne. On rencontre bien sûr Gandalf, le magicien ! Ah, Gandalf ! Admiré et adulé, j’adore ce personnage, ce vieux sage farceur et manipulateur que l’on est obligé d’aimer parce que c’est comme ça, c’est tout. De la même manière que l’on adore Dumbledore, on adore Gandalf. Par ailleurs, est introduit le personnage de Gollum… S’il fait peur dans les films, c’est le cas également dans le livre ! Le passage où Bilbo et lui se battent à coup de devinettes est absolument stressant ! J’ai aussi beaucoup apprécié d’en apprendre plus sur le rôle de Beorn, un personnage qui m’a beaucoup plu, métamorphe et gardien de ses terres bourru mais touchant.

Enfin, bien sûr, c’est la première rencontre avec la Terre du Milieu, ses habitants, leurs chants, leurs coutumes, ses secrets, sa diversité… C’est un lieu de mystère et de variété, dont on a l’impression que l’on ne connaîtra jamais vraiment chaque recoin. C’est la découverte de l’anneau par Bilbo Baggins, évidemment. Je trouve ce prélude indispensable à la lecture si l’on veut se lancer dans la trilogie du Seigneur des anneaux, que je n’ai pas lue, mais dont on découvre des personnages essentiels de celle-ci dans ce prélude.

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Un commentaire sur “Le Hobbit de J.R.R. Tolkien.

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