Littérature Française

Ceux de la plaine d’Olivier Maison.

J’ai été contacté par les éditions Kero afin de découvrir un ouvrage parmi leurs parutions de début d’année, et je me suis tournée vers cet ouvrage d’Olivier Maison, qui est son premier roman. Ce fut une lecture très rapide, en effet l’ouvrage fait moins de 300 pages ! C’est également le second livre que j’ai lu pour inaugurer cette nouvelle année. Si ça n’a pas été un coup de coeur, j’ai passé un bon moment de lecture.

L’ouvrage prend place en Corrèze, dans un petit village perdu et oublié où la vie s’écoule de générations en générations, dans cet endroit que chacun s’est résigné à ne pas quitter.

Le roman, en accord avec le sujet qu’il traite, se caractérise par une abondance de descriptions et de narrations ; aussi, lorsque arrivent les dialogues, une gêne s’installe. C’est-à-dire qu’ils dénotent en rapport avec le ton dramatique de celles-ci, alors que l’auteur tente d’imprégner d’humour et de légèreté les dialogues ; mais j’ai trouvé qu’au contraire, cela cassait le rythme, et c’est dommage.

Cependant, le vrai point fort de ce livre sont les personnages. Il n’y a pas vraiment d’intrigue, on suit leur vie, leur passé, on voit leurs enfants grandir, expérimenter la vie. On assiste aux commérages, à des scènes cocasses concernant le curé du village… On voit la vie telle qu’elle est lorsque seul l’humain y apporte du piment, lorsque le quotidien est humble et que l’on n’a pas et ne connaîtra pas mieux…

C’est également un témoignage, de ces personnes simples qui portent l’attachement à la terre d’où l’on vient, un thème qui n’est pas sans rappeler l’oeuvre de Christian Signol : ce n’est pas qu’une ville où l’on habite, où l’on est né ; elle définit et détermine. On porte l’histoire et parfois le fardeau du passé de notre famille. Chacun se connait, il y a toujours eu des histoires entre chacun, ce qui alimente les débats et les conversations. En cet aspect, le roman m’a fait penser à ces après-midis durant lesquels nos grands-parents nous parlent de gens que l’on n’a pas connu, nous délivrant l’historique du village. Ça m’a permis de me sentir plus proche de cette histoire, de pouvoir m’y identifier : un petit village, perdu en France, où la vie y est simple.

Je remercie les éditions Kero de m’avoir permise de découvrir ce roman. Ce n’est pas un coup de coeur, et je trouve que l’on sent que c’est un premier roman ; cependant cela reste une lecture agréable, surtout en ce début d’année chargée (partiels ou reprise du travail). Je le conseille à tous ceux qui recherchent une lecture rapide et détente, aux amateurs de Christian Signol, et à ceux que la question d’appartenance à ses terres d’origine intéresse.

Publicités

Je suis une grande bavarde, si vous aimez papoter aussi, dîtes-moi ce que en avez pensé de votre côté, par ici !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s