Jeunesse

Eleanor d’Holly Black.

Il s’agit de ma première lecture en 2015, yeah ! Enfin un ouvrage d’Holly Black, ça faisait très longtemps que je souhaitais la découvrir en réalité… Pratiquement toute son oeuvre m’intrigue, et surtout, surtout Les chroniques de Spiderwick, qu’elle a écrit en collaboration, mais aussi The coldest town in Cold Town, que l’on pourrait traduire par La fille la plus froide de la ville de Froideville, -oui, vous savez bien que j’aime les titres décalés. Au final, c’est donc avec Eleanor que je la découvre, puisque mon père avait perdu un pari et que, fidèle lectrice ne perdant pas le Nord, il a dû m’offrir un livre !

Tout d’abord, mention spéciale à l’illustratrice dont le travail est juste sublime. Des dessins enfantins, mais creepy comme il faut ! Je vais m’intéresser un peu plus au travail d’Eliza Wheeler ! Les jolies objets livres, ça motive le lecteur à découvrir ; d’autant que je me lançais dans ce livre sans trop savoir à quoi m’attendre, j’avais le sentiment que je n’allais pas accrocher… Heureusement, je me suis trompée. On suit donc l’histoire de trois amis de douze ans qui ont une passion pour les poupées, au travers desquelles ils vivent mille et unes aventures. Pourtant, à douze ans, jouer à la poupée, surtout pour Zach, un garçon, n’est pas très bien vu par son entourage et, suite à l’intervention de son père avec qui il entretient des rapports conflictuels, Zach décide d’arrêter de jouer. Les choses se compliquent alors et la Sublime Reine de leur histoire, une poupée que l’on n’a pas droit de toucher, semble prendre vie.

Ce livre me fait penser aux contes pour enfants, pas ceux qui finissent bien, pas la version Disney ; mais plutôt les contes d’origine, porteurs de morale et parfois, souvent, effrayants. Les trois personnages vivent dans un coin reculé des États-Unis, modestes et enfermés dans une vie banale, leurs jeux sont les seuls échappatoires qu’ils connaissent ; aussi, le lecteur se prend vite d’affection pour eux… Même si j’ai eu plus de mal avec Poppy, distante, impersonnelle et trop autoritaire. J’ai beaucoup aimé Alice, le personnage le plus humain, avec des doutes, des rêves et des désirs. Une petite fille de douze ans avec ses conflits intérieurs.

Le livre ne s’adresse pas qu’aux enfants, mais je le conseille aux jeunes lecteurs. Je ne m’y suis pas ennuyée, simplement on le lit trop vite lorsque l’on a, disons plus de seize ans. C’est un livre qu’il peut être intéressant de faire lire à un enfant dans son accession progressive à l’adolescence puisque la quête de ces trois enfants montre le passage entre ces deux âges et les questionnements qui l’accompagne. Holly Black manie rebondissements et passages de manière à entretenir le lecteur, on est dans un univers fantastique comme l’entendait les auteurs classiques, on ne saura jamais si toutes ces choses arrivent réellement ou non, et le trouble que cela instaure rend l’ouvrage encore plus savoureux.

C’est donc un livre très jeunesse, mais que l’on se plaît à découvrir pour une lecture facile et qui donne le sourire -tout en redoutant un petit peu le noir et les poupées après la lecture ! Je suis particulièrement contente d’avoir pu découvrir cette auteure et j’ai hâte de lire d’autres oeuvres d’elle, et peut-être pour un public un peu plus âgé.

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Je suis une grande bavarde, si vous aimez papoter aussi, dîtes-moi ce que en avez pensé de votre côté, par ici !

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