Littérature Anglophone

Le noeud de la sorcière (Le livre perdu des sortilèges tome 3) de Deborah Harkness.

Je l’ai attendu ce dernier tome, avec une impatience incontrôlable ! Non, mais si vous vous souvenez bien, le deux m’a juste retournée la tête, c’était direction voyage dans le temps avec Shakespeare et Marlowe, s’il-vous-plait ! Alors, celui-là, en sachant l’état de Diana, et les petits problèmes de Matthew et oh! la possible menace de mort qui pèse sur eux, oui, j’avais hâte de le lire… Mais je trouve que ça fait euphémisme dit comme ça !

Ce dernier tome donc, c’est le retour de Matthew et Diana dans le présent, il faut apprendre ce qu’il s’est passé durant leur huit mois dans le Londres Elisabéthain et affronter la douleur ; mais c’est aussi découvrir le visage de nouveaux ennemis. Diana est enceinte et il est important que la grossesse se passe bien ; or, ni la congrégation, ni le nouveau chef de famille des Clermont, ni le passé sombre et insouciant de Matthew ne semblent décidés à leur faciliter la tâche

Ce troisième tome est à nouveau une sacrée brique dans lequel on plonge comme si l’on venait de refermer le précédent, l’auteure a cette capacité à nous happer et à nous faire oublier que le temps passe, on le dévore et on oublie le monde extérieur. De plus, l’auteure fait des parallèles avec le tome précédent, on retrouve les mêmes personnages des siècles plus tard, on ne se sent pas perdus et on a le sentiment d’avoir retrouvé sa bande de copains. C’est toujours aussi bien écrit, sombre, recherché, travaillé, historique, riche culturellement et en même temps, ponctuellement, amusant, cynique et sexy. Ce tome, c’est un concentré d’ascenseur émotionnel et on ne s’ennuie pas une minute parce que les ennuis sont partout et qu’ils ne se règlent pas avant la toute fin !

Tout d’abord, le livre est narré à la troisième personne du singulier parce que deux personnages un peu en retrait s’expriment ; mais bien vite, c’est au tour de Diana de reprendre, à la première personne, la narration et j’avais oublié à quel point cette femme historienne, féministe et intelligente était une héroïne que j’adorais. Elle ne se laisse jamais faire et elle raisonne, ce n’est pas qu’une jolie tête blonde et surtout… Elle est sacrément têtue et courageuse. Surtout avec son instinct maternel. Entre ses pouvoirs et son nouveau statut de mère, elle est juste époustouflante.

Surtout que dans ce tome, on ne peut pas parler de l’intrigue au singulier, ça déraille de tous les côtés, et c’est ce qui nous permet de dire au revoir à la trilogie sur une bonne grosse brique qui nous fait voyager de Londres, en Amérique, à Jérusalem, à Séville en Espagne, et en Auvergne en France. Les personnages et leurs problèmes s’entremêlent et se tissent des intrigues, les actes de l’un répercutant en effets secondaires sur ceux des autres. Et les soucis qu’apportent les pouvoirs toujours croissants de Diana, bien sûr. Le couple ne s’est plus trop à qui faire confiance et nous, lecteurs, sommes ballotés entre les différents rebondissements les yeux grands ouverts. Il est juste clairement impossible de poser le livre. On demeure dans un univers et une époque qui est la nôtre, simplement l’auteure a réussi à créer une histoire qui nous dépasse tellement que l’on est plongé et autant impliqué que les personnages dans la quête du Livre de la Vie, l’Ashmole 782 et les recherches biologiques de Matthew. En fait, il se passe tellement de choses, c’est tellement dense, que je ne peux pas parler de tout sans risquer de spoiler, mais pour résumer je dirais que l’intrigue est haletante, travaillée et addictive. C’est un bon pavé, mais je l’ai dévoré en une journée parce que je ne pouvais pas arrêter ma lecture, c’était juste génial.

Dans cette trilogie, personne n’est vraiment méchant ou gentil, être une créature surnaturelle n’est pas un don du ciel et les monstres sont en chacun de nous ; ce que montre l’auteure, c’est que tout est entre nos mains, c’est à nous seuls de décider qui l’on veut être et où l’on sera demain. Cette absence de manichéisme en fait une oeuvre profonde, mâture et principale dans la littérature fantastique.

Plus on lit, et plus on devient difficile… Pourtant, ce livre n’avait aucun défaut pour moi et c’est sans conteste le meilleur livre sur les sorcières que j’ai lu jusqu’à présent. J’espère que l’auteure va continuer à être traduite en France, parce qu’il faut que les lecteurs francophones la découvrent ! Je suis vraiment triste de quitter ces personnages, que j’ai découvert en 2012 et ce monde que j’ai vraiment adoré ; néanmoins je suis satisfaite que la trilogie s’arrête sur un tome aussi bon, aussi abouti que Le noeud de la sorcière. On retrouvera partiellement nos personnages chéris dans un spin-off, The Serpent’s Mirror, que l’auteure écrit actuellement et sur lequel nous n’avons pas tellement d’informations.

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2 commentaires sur “Le noeud de la sorcière (Le livre perdu des sortilèges tome 3) de Deborah Harkness.

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