Littérature Anglophone

Outlander Le chardon et le tartan tome 1 : la porte de pierre de Diana Gabaldon.

Je n’aime vraiment pas écrire des chroniques comme celle-ci : je déteste me dire qu’un livre ne m’a rien apporté. Pourtant, j’ai détesté ce livre du début à la fin. C’est la première fois que je lis cette auteure, intriguée par l’Histoire des Highlands que je connais très mal. S‘il y a un roman cliché et sexiste, c’est bien celui-ci ! Comble de cette plaisanterie, écrit par une femme. Je ne comprends pas.

Le roman se lit sans difficulté, un couple tentant de passer un voyage agréable dans les highlands à la sortie de la guerre. Narré à la troisième personne, on suit donc Claire Beauchamp, infirmière durant la guerre, mariée à Frank, un professeur d’université passionné d’Histoire. Le roman compte un peu moins de 400 pages et dans mon édition (les vieilles de chez J’ai lu, pas les semi-poches), c’est écrit en grands caractères. Il y est question de voyage dans le temps et soudainement, l’histoire est transportée en 1743 mais les personnages s’expriment comme en 2000, voire pire, le roman est truffé de « euh« , ce que je voulais dire vraiment » « je veux dire » qui donnent l’impression que l’auteure elle-même ne sait pas ce qu’elle veut dire et que la relecture au niveau maison d’édition a été salement expéditive.

On découvre donc ce village dans lequel le couple est en vacances : tous les habitants m’ont paru insupportables et clichés. Et en passant, son mari -inutile, au final- n’est pas du tout sympathique non plus. Plus de nouveaux personnages apparaissent, plus le problème s’éclaire : il n’y a aucune psychologie de ces derniers, ils sont des impressions et des façades (celui-ci est un weirdo, cette autre une fille de mauvaise réputation). Puis on vient à parler des vieilles coutumes de ce peuple et on dirait les vieux romans où les colonisateurs portent un regard de pitié sur ces prétendus sauvages. Sauf que, du coup, ici, c’est le regard de Claire, la narratrice qu’on doit suivre tout le long…

Je trouvais intéressant ce groupe de femmes aux coutumes étrangères que Claire rencontre ; on découvre le lieu où tout se jouera (le menhir qui propulse Claire de 1945 en 1743). Le voyage dans le temps est plein de promesses… Au final, Claire débarque avec sa robe de 1945, à fleurs et assez courte, elle tombe sur une garnison, se fait des ennemis directement, découvre le fameux Jamie… Bref! Ça tourne très vite en roman harlequin.

Les circonstances feront que Jamie et Claire vont avoir une histoire commune (à quoi ça sert un mari, si on ne peut pas le tromper avec le premier homme qu’on rencontre alors qu’on est propulsé deux siècles avant notre naissance ?). Les histoires d’amour ne me dérangent pas du tout… En revanche, lorsque la fille est menacée de se faire violer de tous les côtés, qu’elle sert à Jamie d’infirmière attitrée avec une tension sexuelle juste risible et que, dans un certain concours de circonstances, elle finit par se faire punir et attention c’est mérité par 12 coups de ceinture et qu’il s’est gentiment retenu de la prendre de force après, moi je lâche le livre et je dis c’est n’importe quoi !

Il faut savoir que le personnage de Jamie est décrit de telle manière qu’on dirait un petit enfant dont on a pitié pour son passé, tout le long Claire l’admire pour sa capacité à survivre… Or si l’on considère ses actes, c’est quand même un sacré rustre, pas forcément intelligent et surtout à quoi ça sert de respecter une femme ? C’est là pour faire ce qu’on a à faire, après tout. J’aime les personnages masculins protecteurs (Adam dans Mercy Thompson ; Matthew dans Le livre perdu des sortilèges) mais là j’avais juste envie de le battre de 12 coups de ceinture pour savoir si ça lui avait permis d’apprendre sa leçon pour le citer… !

Je ne comprends pas l’engouement autour de ce livre. Je le comprends d’autant moins que son lectorat est principalement féminin. Là, Jamie, c’est juste un animal qui se sert de Claire pour faire sa besogne. Et elle, elle se rappelle de son mari une fois tous les trente ans et quand on ne sait pas quoi raconter entre deux attaques de soldats anglais, madame essaie de s’enfuir. Ce livre m’a laissée l’impression d’être une sacrée mauvaise blague.

Publicités

Je suis une grande bavarde, si vous aimez papoter aussi, dîtes-moi ce que en avez pensé de votre côté, par ici !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s