Littérature Anglophone

Un Chant de Noël de Charles Dickens.

Dernièrement, j’ai subi pour la première une panne livresque… Le principe ? Commencer 200 livres et n’entrer véritablement dans aucun. Terriblement frustrant, d’autant qu’elle a duré une bonne semaine et que je n’ai guère l’habitude de ne pas lire pendant une si longue période (mode boulimie perturbé ahah)… Bref, du coup, j’ai décidé de prendre ce livre de Dickens, le premier que je lis de l’auteur, parce que j’étais nostalgique de la version Disney que je connaissais par coeur, petite. Si j’adore Picsou-Scrooge et Dingo-Marley, je dois dire que ma lecture s’est, elle aussi, révélée géniale.

À l’époque Victorienne, Londres est sévèrement marquée par les différences sociales dans sa population et Ebenezer Scrooge, le personnage principal en est le parfait exemple. Homme d’affaire avare, solitaire et aigri, il s’est constitué un quotidien vide de chaleur humaine, aucune relation, aucune passion si ce n’est celle du gain toujours plus important… Mais voilà Noël qui arrive et sa conscience est bien décidée à lui montrer le chemin qu’il est en train de prendre…

J’ai découvert l’histoire avec l’édition chez Livre de Poche, et les commentaires et annotations de Christine Huguet ont été d’une aide précieuse, pour toutes les références que le lecteur qui ne connaît pas bien cette période, le XIXe siècle Britannique, pourrait rater ou mal interpréter. On apprend donc en se régalant !

Un chant de Noël est un joli conte pour enfants qui, avec douceur, pudeur et justesse évoque les problèmes d’une société constituée en castes bien distinctes où l’indifférence a créé des situations terribles ; Dickens garde tout de même une innocence, une naïveté dans son écriture -il s’adresse à un public relativement jeune après tout- qui permet de transmettre le message avec délicatesse, passant par la fiction, le fantastique traditionnel (celui où l’on ne sait jamais vraiment s’il s’agit de magie ou d’illusion…) pour faire comprendre la morale de son texte. Et il y réussit avec brio ! Je crois que c’est un ouvrage intemporel, si je l’avais lu plus tôt, j’aurais peut-être été encore plus impressionnée par les descriptions propres à la période de Noël ; mais cela ne m’a en rien empêché de dévorer ce tout petit livre de 185 pages comme une petite fille qui croirait encore au Père Noël.

On me l’avait présenté comme un roman qui s’inscrivait dans la période gothique que connaît la littérature victorienne et, en vérité, le ton léger, l’intervention humoristique du narrateur allège l’horreur et la peur qu’insufflent la venue de tous ces fantômes dans la maison de Scrooge, qui n’est pas sans donner quelques frissons aux lecteurs cependant. Il y avait peut-être le fait que j’imaginais le commis avec la tête de Mickey, Picsou en Scrooge et Marley en DingoJe ne le nie pas ! En fin de compte, j’ai trouvé ce roman très humaniste, l’auteur a véritablement foi en l’être humain, il croit en la beauté humaine… Et que l’on adhère ou pas à cette pensée… Ça rend le tout touchant et mignon, comme un joli… conte de Noël ! La rédemption de Scrooge nous permet de refermer le livre le sourire aux lèvres, un peu niais, un peu reboosté, près à donner de l’amour à notre prochain. C’est d’autant plus touchant que l’on ressent l’empreinte autobiographique que l’auteur dépose dans son oeuvre… Ce qui ne manque pas de nous émouvoir.

Personnellement, je trouve aussi un grand apaisement en la période de Noël, une magie m’habite… En France, Noël n’est pas aussi chargé en décorations, immenses repas en famille, festivités au niveau des villages et villes, solidarité que dans les mondes anglophones et il est agréable de trouver cela dans les livres, de découvrir des descriptions qui nous font briller les yeux, qui réveillent notre âme d’enfant…

Vous l’aurez compris : j’ai adoré ma lecture, très rapide et qui m’a ramené quelques années en arrières, petite fille à guetter le Père Noël. Je recommande chaleureusement ce petit livre à tous les amoureux de l’hiver, à tous ceux qui ne se sentiraient pas très bien en ce moment mais aussi, à tous ceux qui voudraient lire des classiques sans être effrayés par l’implication importante (temps, compréhension, etc) que cela signifie si vos journées sont un peu trop chargées !

Je vous conseille, si vous avez lu le roman et que vous voulez découvrir des adaptations, ces deux-là :

Il s’agit du Chant de Noël, court-métrage que l’on retrouve dans Noël de Mickey. C’est une version que j’adore !

Plus récente, Jim Carrey doublant Scrooge, une version, plus aboutie et très réussie !

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3 commentaires sur “Un Chant de Noël de Charles Dickens.

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