Littérature Anglophone

Kushiel tome 2 : L’élue de Kushiel de Jacqueline Carey

Le tome un de cette saga avait été un coup de foudre absolument énorme pour ce monde, cette écriture et cette héroïne, tout simplement magnifiques ! Même si cette chronique arrive dix ans après, sachez que j’ai adoré ce deuxième tome, qui reste dans la continuité du premier, tout en l’approfondissant.Phèdre reprend son service auprès de Namaah, ce qui n’est évidemment pas du goût de son compagnon, Joscelin, Cassilin de confession ayant déjà rompu la plupart de ses voeux par sa faute. Le couple s’éloigne, se déchire, s’approche de la rupture dans ce tome. Les personnages évoluent, leurs sentiments aussi. Faut-il que l’un ou l’autre renie sa véritable nature afin de pouvoir aimer et être aimé de l’autre ? C’est une question intéressante que développe l’auteure, et à laquelle il n’y a pas tellement de réponse, mais plutôt, seulement, autant d’efforts à fournir pour palier cela. Joscelin est froid et distant, car blessé. Ce tome n’est pas très joyeux pour leur relation, et plus d’une fois, portées par l’écriture magnifique et si raffinée de Jacqueline Carey, j’ai eu le coeur serré. Au fond, pourtant, en regardant la situation en face, on ne peut que le comprendre et c’est un conflit d’autant plus déchirant. Et Phèdre n’est-il pas un nom maudit en amour, après tout… On savourera également l’absence de triangle amoureux, trop donné aux tomes deux de toutes les sagas.

Si Phèdre se rapproche du peuple Yéshuite afin de secourir son ami Hyacinthe, les ennuis commencent immédiatement par ailleurs, au regard des nombreux complots politiques, malgré ceux démantelés dans le premier tome. Mélisande court toujours et Phèdre doit se rendre à La Serenissima en compagnie de Joscelin et de ses nouveaux compagnons de voyage, auxquels je m’étais déjà attachée durant le premier tome. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle quête, on découvre le monde de l’auteure, qui n’est pas sans rappeler le nôtre. On trouve même sur Google Images, l’équivalent des pays réels avec ceux de l’auteure (ce qui est génial !). Mais ce que j’aime le plus chez Jacqueline Carey, c’est son goût pour les complots. La politique, dans les livres, bof pour moi. Pourtant, avec cette auteure, c’est délicieux, car tout est subtilement distillé si bien qu’on se retrouve dans une Florence de la Renaissance lorsque les héros arrivent à La Serenissima. J’adore !

Phèdre est égale à elle-même, elle traverse son monde, éblouissant tout le monde, dans son courage, son intrépidité, et malgré tout, sa modestie. C’est une héroïne géniale, qui donne envie de dévorer d’autres ouvrages de cette fantasy féminine que je ne saurais vraiment catégoriser, mais que j’adore. Elle est dévouée à sa reine, son pays et surtout, parfois un peu trop, elle a le sens du sacrifice qui en fait une héroïne de tragédie… Heureusement pour nous, Jacqueline Carey aime les fins à peu près heureuses.

Ce deuxième tome garde une intrigue assez similaire au premier, et parfois quelques longueurs. Pour moi, cela est surtout dû à l’intervention de nombreux nouveaux personnages. Notamment des pirates, qui constituent toute une partie qui m’a un peu endormie. Ce sera vraiment l’unique point négatif auquel je pense, et cela n’a rien de véritablement rebutant ! C’est également dans ce tome que j’ai commencé à apprécier Mélisande. Oui, apprécier. Dans le premier, c’est une méchante, dans le deux, c’est une méchante humanisée (capable de faiblesses pour ceux qu’elle aime), ce que j’apprécie plus. Ce tome-ci, se distingue également par l’accentuation de la mysticité du personnage de Phèdre à qui des Dieux apparaissent plus régulièrement au travers des dures épreuves qu’elle a traversés. Je n’aime pas trop la religion dans les livres en général, mais ici, elle a une dimension mythologique qui me rappelle ma fascination pour la Mythologie Grecque donc je l’ai largement excusée.

Ce que j’aime le plus, vraiment, avec ces livres, c’est leur longueur. Cela rebute de nombreux lecteurs, pourtant, plus le livre est long, plus je peux rester avec les personnages. Or, j’ai fini celui-ci bien trop vite. Je l’ai d’ailleurs fini le soir du 14 Juillet 2014, et je m’en souviens, parce qu’entre deux pages lues, je hurlais de peur (j’ai peur du feu d’artifice, oui, c’est bête, mais c’est comme ça). J’ai donc adoré ce deuxième tome, malgré ses quelques longueurs. J’ai aimé voyagé, découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles langues, de nouveaux personnages. J’adore ces livres. Merci Milady pour nous permettre de les redécouvrir. Je trouve l’écriture de cette auteure, absolument magnifique et je n’ai jamais rien lu de si raffinée -même si George R.R. Martin n’est pas très loin dans le genre. Je ne peux que vous le recommander. Mon avis sur le troisième tome de la trilogie : L’avatar.

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2 commentaires sur “Kushiel tome 2 : L’élue de Kushiel de Jacqueline Carey

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