Littérature Anglophone

Kushiel tome 3 : L’avatar de Jacqueline Carey.


La marque de Kushiel dans l’oeil de Phèdre nô Delaunay fait d’elle une élue, et lui vaut d’éprouver à jamais le plaisir dans la souffrance. Sur son chemin semé de dangers, elle peut compter sur le moine guerrier Joscelin. Bien que la nature de Phèdre soit une source perpétuelle de tourments pour eux deux, Joscelin lui demeure indéfectiblement fidèle. Jamais il n’a trahi son serment: protéger et servir. Mais le destin lui réserve une ultime épreuve. En effet, Phèdre n’a jamais oublié Hyacinthe, son ami d’enfance et, depuis dix ans, elle cherche en vain la clé qui le libérerait de son asservissement éternel. Car Hyacinthe a conclu un pacte avec les dieux pour se sacrifier à la place de son amie et sauver sa patrie. Aussi Phèdre saisit-elle la dernière chance qui lui est donnée de le sauver. Cette quête la conduira au bout du monde, par-delà des royaumes où règne la folie, à la merci de seigneurs de guerre déments et cruels, et face à un pouvoir si immense et terrifiant que personne n’ose en prononcer le nom…

Après la révélation que nous apporte le deuxième tome, je me doutais que Phèdre allait être un peu plus impliquée dans cette nouvelle intrigue, ainsi que le dénouement de la situation dans laquelle se trouve Hyacinthe, et en effet ce sont ces deux axes sur lesquels se concentre le roman. Pourtant, le tout a lieu avec un bond dans le temps de dix ans, durant lesquels rien n’a vraiment changé, si ce n’est que le couple de l’héroïne est solide et stable désormais. Phèdre a passé dix ans auprès des Yéshuites, inlassable et persévérante. Bien sûr, ce quotidien se voit bouleverser par un appel à l’aide. Phèdre accepte d’aider Mélisande car celle-ci peut lui apporter une ressource nécessaire à la délivrance de son ami. Ainsi notre héroïne repart-elle pour de nouvelles quêtes à travers le monde, accompagnée du fidèle Joscelin et de ses amis, et désapprouvée par la Reine cependant.

Phèdre fait preuve de droiture dans ce tome, elle met sa vie en péril pour une personne dont elle ne sait rien, proche de sa pire ennemie… Elle détache la raison de l’affectif et si c’était la bonne chose à faire, elle en paiera tout de même le prix puisque ce tome est vraiment très noir. Baladée de lieux en lieux, de personnes en personnes, trahie parfois et découvrant le lieu où cette personne est retenue prisonnière, elle affrontera les conséquences de la position d’esclave. En effet, vendue à un maître cruel, malsain, où la sexualité, la torture physique et psychologique ne font qu’un, on ne ressort pas indemne d’une telle situation. Que ce soit pour Phèdre, ou pour nous, le tout est horrible et l’auteure sait donner à la situation une réalité terrible.

Ce nouveau personnage, pour lequel vous me lisez et me découvrez très prudente, est essentiel et central dans la trilogie qui suit Kushiel, cependant je ne veux pas vous spoiler, et vous non plus. Alors, je dirai juste que je m’y suis attachée. Je l’ai trouvé déterminé, touchant et courageux. Il grandit de son passé nouvellement découvert, et j’ai trouvé que Phèdre se comportait très bien envers lui, ne mêlant pas ses rancoeurs personnelles à la situation afin de ne pas influencer le personnage. De toute façon, dans ce tome, Phèdre est merveilleuse, courageuse, pleine de persévérance et d’optimisme, elle offre une très belle impression pour un au revoir. Contrairement à Joscelin, que j’apprécie sincèrement mais pour lequel j’ai trouvé qu’il manquait de reconnaissance envers elle, qui les sauva tant de fois de situations terribles.

Après avoir sauvé cette personne, Phèdre s’en va délivrer son ami et quelle émotion. Je me suis beaucoup attachée à Hyacinthe, et Phèdre éprouve de l’amour à son égard, tout comme lui envers elle, ce qui rend leurs retrouvailles vraiment très touchantes. J’ai trouvé cette dernière partie du roman très bien pensée pour une clôture, mêlant action, fantasy et émotions.

Je ne dis pas cela souvent, mais Phèdre est une de ses héroïnes qui restera… Comme Mercy Thompson, Aralorn de Lambshold ou Tris Prior. Je suis triste de me dire que c’était la dernière aventure à ses côtés. C’est une héroïne digne d’une épopée au sens classique du terme, avec un monde absolument fascinant, riche et complexe et quelle imagination, quelle originalité chez cette auteure !

Dans ce dernier tome, je n’ai pas retrouvé les longueurs du tome deux, ce que j’ai beaucoup apprécié. Il est un peu moins épais et pour un dernier tome, ça frustre. Je n’avais clairement pas envie de quitter ce monde, dont je n’ai pas l’impression d’avoir percé tous les secrets. Heureusement, il reste une trilogie déjà traduite et en cours de republication chez Milady, ainsi qu’une autre, qui la suit, et qui n’est pas encore traduite chez Bragelonne (je ne me lancerai pour autant pas en anglais avec du Jacqueline Carey, trop trop risqué !). Alors, voilà, ça y est, il faut le dire :

Au revoir, Terre d’Ange.
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2 commentaires sur “Kushiel tome 3 : L’avatar de Jacqueline Carey.

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