Littérature Française

Malavita encore tome 2 de Tonino Benacquista.

 

J’ai commencé ce second tome tout de suite après avoir terminé le premier, ce que je tente rarement, par peur d’être lassée d’une part et d’autre part, de crainte de confondre les évènements survenus dans un tome avec ceux de l’autre ; mais j’avais envie de connaître le fin mot de l’histoire.

Dans ce second tome, la famille a déménagé pour l’est de la France, ils sont dans la Drôme dans le village de Mazenc où Fred travaille à son troisième livre. Maggie est devenue entrepreneuse, elle lance son petit commerce à Paris. Les enfants, eux, découvrent l’amour et la difficulté à être proche de quelqu’un à qui l’on ment constamment.

L’ambiance diffère du tome un où, malgré quelques nostalgies, le ton était plus léger. Ici, tous et toutes en veulent à Fred, l’équipe du FBI aussi bien que sa propre famille et chacun s’éloigne peu à peu de lui, tentant maladroitement de s’émanciper, en subissant les conséquences : mensonges, restrictions dans les projets d’avenir dues à la nécessité de demeurer dans l’anonymat. Fred est plus isolé, et les autres membres aussi à leur façon. J’ai beaucoup aimé cette individualisation, même si elle est triste, elle permet de mieux connaître les personnages et les personnalités de chacun plus en détail. J’aime toujours autant Fred qui fait bien trop rire, mais qui sait également montrer la part plus noire de sa personnalité lorsqu’ils s’installent à sa machine et nous régalent de ses macabres méfaits. J’ai apprécié combien il ne reniait jamais sa véritable nature, ses valeurs et ses racines. Il reste fidèle à lui-même et c’est ainsi qu’on s’est attaché à lui de toute manière.

Un personnage plus effacé dans le tome un est mis en avant dans ce tome : Tom Quitiliani, l’agent du FBI qui attrapa Fred et l’obligea à trahir les cinq familles. J’ai aimé ce personnage, la dualité qu’il représente, l’ambiguïté qu’il a pour les enfants en étant un père de substitution puisqu’il est celui qui prenait toujours toutes les décisions. Les émotions et remises en questions qu’il déclenche sont intéressantes. C’est quelque chose qui caractérise toute cette duologie : l’auteur se sert de situation du quotidien dans son roman pour parler de choses plus profondes tout en les faisant passer sans discours philosophique, cela donne de la profondeur au roman et l’empêche de tomber dans de la littérature de gare.

C’est une suite que beaucoup déprécient, et je crois que la principale raison est que ce livre ne plaira qu’à la condition d’aimer les personnages, de s’attacher à eux. Si j’aime les personnages d’un livre, je me fiche de l’intrigue et ici cela se met précisément en oeuvre. Ce qui comptait pour moi, c’était de passer encore quelques pages avec cette famille et leur quotidien farfelu. Aussi vous êtes prévenus !

En refermant le livre, j’ai trouvé appréciable que la fin ne signe pas une conclusion hermétique, laissant à l’auteur, si le loisir lui en dit, d’écrire encore sur la famille Wayne, et particulièrement sur le personnage de Fred, que j’adore absolument.

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