Littérature Anglophone

Avant toi de Jojo Moyes.

C’est ma mère qui avait acheté ce livre, et qui m’avait persuadée de le lire. Il faut savoir que j’ai tendance à éviter ce genre de lectures : sur les cancereux, les handicapés, les victimes en général. Je suis trop sensible, au lieu de m’évader, ça me donne des baisses de moral… Cependant, ma mère a insisté et j’ai dû le lire. J’ai vraiment été touchée par cette lecture, évidemment ; et finalement, je suis heureuse de l’avoir lu.

Louisa est une jeune fille simple, sans emploi qui se retrouve dans une situation difficile financièrement et accepte d’aider une personne handicapée, d’être une accompagnante. En vérité, les membres de la famille espèrent détourner le malade d’un projet qu’il a formé et auxquels ils n’adhèrent pas ; mais Lou n’en prend pas connaissance tout de suite. C’est donc la rencontre de deux milieux, de deux personnalités très différentes. Un challenge énorme : six mois pour sauver une vie, cela est-il suffisant ?

J’ai beaucoup apprécié Louisa, dite Lou. Elle est humble, mais on sent son brin de folie un peu étouffé. Cela ne fait que se développer auprès de sa mission, puisque Will va lui permettre de découvrir ce que vivre vraiment signifie, ce qui lui permet de se connaître mieux et d’être plus elle-même. L’héroïne n’a pas beaucoup d’ambition, elle sait d’où elle vient et elle est habituée à vivre avec peu. Sa famille est insupportable, son petit-ami un véritable *** (pas d’autre mot, désolée !) qui l’aime à condition qu’elle change et s’oublie à son profit (évidemment). L’auteure nous soumet ensuite une vision complète de la vie de Will, sa famille qui est tout aussi chaotique que celle de Lou seulement différemment. D’ailleurs, j’ai bien aimé le personnage de Will : amer, rancunier pour sa situation. Au plus proche de ce que l’on penserait lorsque quelqu’un se retrouve victime d’un tel accident et en ressort dans une telle condition physique. Pour le coup, par contre, j’ai eu du mal à apprécier son infirmier à domicile, Nathan, que j’ai trouvé relativement distant et antipathique.

L’auteur utilise des outils traditionnels dans son roman : différence sociale entre les deux personnages principaux, handicap irrémédiable chez l’un, puis l’un qui travaille pour l’autre. Cependant, l’intrigue se distingue par la douceur et la pudeur qui se reflète dans l’écriture de Jojo Moyes, l’humanité profonde du message qu’elle fait passer, les réflexions primordiales qu’elle met en avant et enfin, le réalisme qui frappe fatalement à la fin de l’oeuvre (pas de solution miracle finale). Enfin, l’auteure utilise énormément le rire, l’ironie pour gérer et faire digérer les situations plus difficiles : si bien que l’on n’est jamais dans le larmoyant.

La fin est pour moi le gros atout du roman. Le début ne diffère pas d’une romance classique… Mais la fin place l’oeuvre dans le domaine philosophique, engagé et profondément humain. Quelque part, on sent l’espoir en refermant ce livre… Pour Lou, pour son avenir, on a l’impression qu’elle pourra devenir elle-même enfin. Et surtout, plus personne ne souffre d’une certaine manière. Ce livre ne prend pas le parti de la fatalité, mais plutôt celui de la beauté de la vie et nous pousse à la vivre à fond de train !

Cette lecture ne fut pas un coup de coeur, mais j’ai passé plusieurs jours à y penser après ma lecture, ce que seules de bonnes lectures parviennent à me faire faire.

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