Littérature Française

Le Colonel Chabert de Balzac.

 

J’ai lu Le colonel Chabert dans le cadre de mon TPE en première, parce que l’une de mes camarades du projet ne l’avait pas fait. Je n’étais pas nécessairement dans les meilleures dispositions pour apprécier ce roman (je l’ai lu sur wikisource, merci l’écran d’ordinateur qui défonce les yeux), et pourtant, j’ai beaucoup aimé. Je vous en parle dans la même démarche que pour Mémoires de deux jeunes mariées : vous dépatouiller de votre angoisse envers cet auteur.

Le colonel Chabert traite de la chute d’un homme, que l’on croyait mort à la guerre, dont l’épouse s’est remariée, qui n’a plus aucun statut. Physiquement, le colonel a été marqué par la guerre ; ainsi ne le reconnaît-on pas quand il revient vers Paris. Il y découvre que sa mort a été acceptée de tous et dès lors, toutes ses tentatives pour regagner son ancienne position seront vaines.

Le début du roman retranscrit la confusion et le ressentiment du personnage face à sa déchéance nouvelle : est-il parti à la guerre, fait d’honneur, pour revenir et n’être plus rien, même pas considéré, déclaré mort dans la plus profonde indifférence ? Au-delà d’une critique de la guerre, et de l’illusion entretenu par les grands pour en vanter l’honneur des combatants ; ce roman est celui de l’apprentissage, du renouveau, de la rédemption. Le personnage passe une bonne partie du livre à tenter de retrouver son passé… qui est pourtant bel et bien derrière lui. Alors, il finit par aller de l’avant, et se débarrasser du négatif. Le message est important et j’ai aimé l’habileté avec laquelle l’auteur fait voir cela à son personnage, déception après déception.

L’action n’est pas là à profusion, le registre est clairement soutenu ; mais l’œuvre n’a rien de décourageant, c’est un roman court, qui m’a paru d’abord très accessible, lycée et même collège. Bien sûr, il est toujours plus pratique de posséder une édition augmentée d’un dossier (chez Larousse, par exemple) ; mais cela reste pour un approfondissement du texte, seulement.

J’ai beaucoup aimé cette histoire et ce roman, même si les conditions n’étaient pas réunies, j’ai passé un très bon moment en le lisant et je le recommande vivement encore aujourd’hui, où, plus de quatre après, mon souvenir est toujours aussi positif. Dans ma pile à lire, il me reste Eugénie Grandet et Illusions perdues et j’avoue redouter un peu plus ces deux lectures-ci.

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