Littérature Nordique

Le caveau de famille de Katarina Mazetti.

J’avais bien aimé le premier : une histoire originale qui utilise pourtant des personnages assez stéréotypés, portée par une écriture grinçante, ironique, avec des situations souvent grotesques. Un livre qui ne se prenait pas au sérieux, quoi. J’avais hâte de lire le second tome, malgré le fait que les avis le concernant étaient unanimement négatifs. Personnellement, je n’ai pas eu de coup de coeur pour ce deuxième tome (mais le premier n’en était pas un non plus), mais je ne l’ai pas détesté pour autant.

Dans ce second tome, on les voit former une famille, faire le choix d’emménager ensemble, découvrir les hauts et les bas de la vie d’un couple traditionnel. Désirée n’est pas une fée du logis, loin de là, et Danny est trop pris par son travail.

Ce n’est pas tant l’histoire d’amour que j’avais envie de retrouver, même si je m’étais attachée à Benny (un peu moins à Désirée, un trop snob à mon goût), mais plus le ton comique, grotesque du premier tome… Malheureusement, le second tome en manque un peu à mon goût. En fait, ça reste surtout grotesque plutôt que drôle, et du coup on s’attache moins aux personnages… surtout qu’ils ont une ribambelle d’enfants, vraiment, Désirée est tout le temps enceinte et… personnellement, les enfants… voilà quoi ! Du coup, lire un ouvrage où les personnages désirent une grande famille, ça me fait un peu grincer des dents (c’est mon point de vue, bien sûr).

Si je dis plus grotesque que drôle, c’est parce que ce second tome est très caricaturé : désirée devient vraiment poule pondeuse, en plus sans nécessairement avoir d’instinct maternel… On retouve la voix de Benny, également, qui se sent seul, personne ne l’aide dans son travail et ça devient vite compliqué. J’ai trouvé que son personnage était beaucoup dévalorisé pour le coup, encore plus que dans le premier tome, où je le trouvais vraiment touchant, ici il apparait un peu comme le sauvage que Désirée se doit de civiliser ; alors qu’on l’aimait, nous lecteurs, tel qu’il était : simple, attentionné et humble.

Dans le premier tome, on avait un peu le suspens sur l’issue de leur relation, comment gérer les deux personnalités si opposées ? Cela créait une sorte d’intrigue pour le livre ! Dans le second tome, j’ai trouvé qu’il manquait d’une intrigue conductrice sur tout le long du roman. J’ai eu l’impression qu’à part leurs disputes (s’accuser d’être différents) et réconciliations (faire un autre bébé)… Ça sonnait un peu creux.

La différence avec cette auteure, c’est que cela reste tout de même plaisant et très facile à lire, alors j’ai bien aimé quand même. C’est une bonne lecture, entre deux classiques, par exemple ; ou le soir, en rentrant d’une journée éprouvante !

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3 commentaires sur “Le caveau de famille de Katarina Mazetti.

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