Jeunesse

Les royaumes oubliés. La Légende de Drizzt tome 1 : Terre Natale de R.A. Salvatore.

 

Ce livre quelqu’un m’en a parlé quand j’étais en troisième, qu’est-ce que ça remonte ! et pourtant, je ne l’ai lu que cet été, incroyable ! En fait, je ne suis très difficile en fantasy pure et dure. J’adore les elfes, ils m’intriguent énormément… Mais j’apprécie la fantasy romancée, du coup, c’est compliqué : j’aime Kushiel, Patricia Briggs, Terremer et Eragon. J’ai bien du mal à trouver chaussure à mon pied… Enfin, je me suis tout de même lancée dans cette saga un peu folle. La Légende de Drizzt compte 14 tomes, mais elle fait partie d’un monde plus vaste, Les royaumes oubliés (qui se découpe donc en plusieurs sagas) qui comptabilise, en tout 250 romans, si j’ai bien compris. Résultat ? Je pense que je m’en tiendrai aux épopées de Drizzt et ce, même si j’ai vraiment apprécié ma lecture au final. En France, la saga a été republiée chez Milady et ce premier tome se constituait de 440 pages, ça a également été l’occasion d’une nouvelle traduction par Sonia Quémener.

Ce premier tome, intitulé Terre Natale, nous introduit dans l’univers des elfes noirs (les drows). Ils vivent sous terre, dans l’OutreTerre. Les hommes sont des serviteurs, les femmes étant au commande. Ils sont tous les sujets de la Déesse Lolth, une araignée dont il faut savoir gagner les faveurs sous peine de tomber en disgrâce. A la tête de cette société, on assiste à la lutte des 13 familles pour devenir la famille la plus influente : les règles du jeu sont de tuer ses adversaires, sans laisser de preuve (cela rend la chose légale). C’est dans un tel univers que né Drizzt, un garçon, donc, destiné à une vie de servitude, il va devoir apprendre à se battre pour sa maison : la Maison Do’Urden. Il est tout d’abord destiné à être sacrifié, mais par un sordide concours de circonstances, c’est son frère aîné qui passe par l’épée. Drizzt est le produit de l’union de la Matrone avec un serviteur, le maître d’armes des Do’Urden et de lui, il a hérité un esprit critique : il n’accepte pas ce système, il en rejette chacune des valeurs… Pourtant, il devra survivre.

J’adore les personnages. J’adore le fait que les femmes ait le pouvoir et que cela soit écrit par un homme. J’adore le fait que ce soient de véritables pestes, des criminelles qui dirigent ce monde sordide où la noirceur des coeurs seule vous permettra de survivre. C’est grisant ! Petit clin d’oeil à la soeur de Drizzt qui m’a donné envie de m’arracher les cheveux de la tête plus d’une fois. Une pourriture celle-là, bon sang !

On suit donc Drizzt grandissant dans ce climat, de sa naissance à l’âge adulte, et on voit comment ces valeurs personnelles se confrontent à la réalité macabre de la société dans laquelle il vit. Ici, on tue pour le plaisir et la Déesse Lolth est un monstre dans tous les sens du terme. Il est tellement en décalage avec sa famille qu’il m’a fait penser à Alan dans Le Magasin des Suicides de Jean Teulé (même si tout le reste n’a rien à voir). Drizzt au final, c’est le lecteur. On lit et on se dit mais c’est quoi cet univers de tarés, et lui réagit de la même façon (j’avais envie de glisser un gif tumblr whaaaat? vraiment, c’est de circonstances) et c’est pour cela qu’on accroche tant à lui. J’ai particulièrement aimé comment il retourne sa veste, comment il s’émancipe. Tout le long du roman, on est en suspend à attendre que cela arrive, on savoure donc ce moment-là !

Le monde est tellement bien construit, cela a dû représenter un travail monstre pour créer cet univers, les croyances, la hiérarchie sociale et les arbres généalogiques des familles les plus importantes… Cette politique horrible et terrifiante. J’ai adoré toute la partie qui correspondait à l’éducation des elfes, les institutions, leur corruption, les descriptions des séances d’enseignement. C’était très intéressant et on voit à quel le monde de l’auteur est réel pour lui et à quel point il est élaboré. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire des institutions que l’on prend conscience que Drizzt (si l’on oublie que le titre de la saga le mentionne) est l’élu (en terme de personnage/construction de l’histoire, je ne parle pas de prophétie) qui mènera cette société à sa perte. Un autre point positif pour moi était le familier que possède Drizzt à la fin, c’est le genre de chose qui m’attrape à chaque fois (oui, même si c’est une panthère !).

Pourtant, même si j’adore la complexité du monde, c’est aussi ce qui fait que le livre est terriblement long. C’est un tome de pure introduction. Il n’y a qu’à l’ultime fin que Drizzt met un coup pied dans le nid. Les 3/4 du livre, on se dit je sais ce qui va se passer, qu’on en finisseLe rythme est lent. J’ai vraiment été sur le point de lâcher tellement tout était prévisible et combien l’auteur mettait de temps à tout mettre en place… Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé. Il y a un changement et je me suis mise à vraiment accrochée. Ascenseur émotionnel, je me suis retrouvée à lire super vite et quand j’ai fini le livre, j’avais besoin d’avoir le second… J’en étais le première surprise.

Du coup, je n’ai plus qu’à piocher la suite dans ma pile à lire. Il faut également que je me procure le troisième tome, cela me permettra de lire le premier tome de l’adaptation BD de la saga que j’ai achetée et qui regroupe les trois premiers romans.

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2 commentaires sur “Les royaumes oubliés. La Légende de Drizzt tome 1 : Terre Natale de R.A. Salvatore.

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