Littérature Anglophone

La Dame en Blanc de W. Wilkie Collins.

 

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Il y a des livres que je vois partout, ce qui me rend très curieuse à leur propos ; et puis, je finis par me persuader qu’ils vont être une lecture exceptionnelle et je les achète donc. Ce livre en est le parfait exemple. Des fois, ça marche. Si vous vous souvenez d’Alexandra Bracken, avec le tome 1 Les Insoumis. Mais la plupart du temps, c’est une grosse déception et pour celui-ci, ça a été une vraie torture de plus de 600 pages. J’ai, par contre, beaucoup aimé cette édition (Phébus, collection Libretto), qui combine pratique (format semi-poche), didactique (elle contient un dossier) et qui reste très jolie.

Considéré comme un monument à la croisée des Romantiques et des Gothiques du XIXe siècle, le livre se passe en Angleterre. Un professeur de dessin habitant Londres, Walter Hartright, trouve un travail dans une maison de la Gentry, dans le Cumberland. Il devient le professeur de deux jeunes femmes, Laura et Marianne, deux soeurs. Laura et Walter tombent amoureux, mais Laura est fiancée à un homme bien sombre. Et puis, il y a cette femme que Walter a rencontré dans la nuit Londonienne, errant telle une apparition. Que cache-t-elle ? Quel est le lien entre toute cette histoire ?

Au début, j’ai beaucoup aimé. La structure du roman, l’écriture, ça me rappelait tout ce que j’aime dans cette période de la littérature anglophone (le livre ayant été publié en 1860). L’intrigue avec la dame en blanc, cette femme que Walter rencontre au croisement d’une rue vers une heure du matin et qui l’empêche de poser des questions ; c’était vraiment intriguant. Ça m’a fait penser à Carlos Ruiz Zafón (au début seulement, hein, Zafón est carrément plus intéressant). Et puis Walter part pour son travail dans la propriété de Limmeridge House et là c’est devenu mielleux... Je n’ai jamais autant levé les yeux au ciel, je crois bien.

Le truc, c’est que le roman avait tous les éléments pour donne quelque chose de sombre, plein de suspense et porté par une belle écriture… Le narrateur venant d’une classe sociale différente, l’étrange apparition, une maison pleine de secrets et un personnage (le futur mari de Laura) absolument détestable. Mais tout a été ruiné par l’amour entre Laura et Walter, qui ne va pas plus loin que de se regarder dans les yeux en pleurant (au secours, quoi !). Le narrateur devient complètement niais, mais alors, il ne fait pas semblant !

Ca s’arrangeait par moments : la narration n’est pas toujours attribuée à Walter ; et j’ai adoré les passages avec Marianne, la soeur de Laura. Elle a quelque chose dans la tête, elle et j’adorais sa répartie ! Mais elle est tellement évincée dans l’histoire, l’auteur la met très en avant au début, puis il la pose sur une étagère et emballé, c’est plié !

De même, j’ai beaucoup aimé les méchants. Je n’ai pas aimé le comportement de Laura envers eux, toujours à deux doigts de tomber dans les pommes, celle-la ; mais pour le coup, Sir Percival Glyde et le Comte Fosco sont détestables (même si un peu clichés). Si l’on enlèvait la romance et que l’on gardait l’intrigue qu’installe le premier chapitre du roman, ce livre aurait frôlé le coup de coeur pour moi. L’auteur sait distiller pas à pas les informations qui mènent le lecteur à la conclusion finale et l’intrigue se dévoile au fil que les langues se délient, mais tout cela prend du temps et les gens ont tendance à disparaître. Ça crée une tension intéressante pour l’oeuvre, même si ça restez très prévisible. Ces moments-là étaient les plus présents lorsque Marianne ou Gilmore, chargé des affaires officielles de la famille (contrat de mariage de Laura).

Ainsi, si l’on retient Marianne, jeune Jane Austen réprimée et tout ce qui concerne l’établissement de l’histoire (les lieux, les personnages secondaires, etc.), on obtient un très bon portrait de la société Anglaise de cette époque, avec la démarcation entre les différentes classes sociales, la question des mariages arrangés, le fait que seules les familles Nobles puissent donner accès à une éducation à leurs enfantsTout cela, oui, était intéressant. Pour le reste, j’ai un peu trop baillé et je qualifierai plus le roman de Romantique que Gothique… Les deux trois scènes rappelant l’atmosphère de ce genre ne m’ayant ni effrayée ni faites frissonner. D’ailleurs pour ce qu’en est le ressenti après coup, le titre ne correspond pas véritablement à l’intrigue du livre. J’aurais plutôt choisi Pour l’amour de Laura Fairlie, je suis mauvaise langue, je sais mais 600 pages d’un livre qu’on n’aime pas, c’est long.

EN review:

I was really excited by the idea of reading this book because everybody talked to me about it. I think that’s why my expectations were so high, it explains that I was so disappointed in the end.

Basically, Walter Hartright is a young art teacher. One night in London, he meets a strange woman who is dress in white and seems lost and on the run. He will soon discover that she has escaped from an asylum but doesn’t betray her. He has to live London to go to the Cumberland, at the Limmeridge household to become the teacher of Laura Fairlie and Marian Halcombe, two sisters. Walter realises that Laura looks like the woman in white. He falls in love with her but he discovers that she is engaged to a dark man, Sir Percival Glyde. Troubles only begin.

I read it in french and it was 600 pages long. I can say it now: I suffered! I just think it was so naive, the narrator was just a baby who falls in love and becomes obsessed until the reader closes the book from exasperation. I love to read a book which belongs to the Romantic literary movement ; but mostly when it deals with philosophy about life, sadness or melancholia… Here, the whole point was love and I just couldn’t stand Laura Fairlie, the girl the narrator falls in love with. She is just so naive, so easily upset, always crying or fainting… I just wanted to shake her until her teeth rattle! I was so frustrated!

I read this book because I was told it was the same literary movement as Jane Eyre, which obviously you know it as my favourite book… And I have to say: Laura and Jane couldn’t be more unlike. Jane has values, she is, in the end, the master of her life… But Laura is an exasperating creature, naive, weak and gosh, the way she was acting with her naughty husband? I would have run away or committed suicide if I were in her shoes ; but she obviously will wait for someone to rescue her! I just couldn’t stand her!

I was so disappointed because the plot about the woman in white, the depiction of the society, Marian and Gilmore characters… All of these were interesting points in the novel; and I really enjoyed their narrative parts… Also, the villains were cool, I liked Sir Percival, even if I had guessed what he was up to from the beginning; and I liked Earl Fosco even more for he was a manipulative character…

But all of these were ruined by the lovestory, Walter’s narrative, I lost interest in this character as soon as he fell in love with Laura… I mean, come on ! Marian was so much fun, a little Jane Austen indeed, with a sharped tongue, a woman who was able to actually think and act… And the author set her apart from the story, as it was a decoration on some shelves…

I really think I would have loved this book so much if it wasn’t for the love-story… It’s a pity but I had to read it for my literary culture anyway so, at least, that’s done!

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3 commentaires sur “La Dame en Blanc de W. Wilkie Collins.

  1. Ahah ! De rien ? Je suis un crash-test ! C'est tellement frustrant, quand tu as des attentes et puis BIM. x) Enfin, on m'a dit que La Pierre de Lune était un peu mieux alors tu peux peut-être essayer celui-ci 🙂

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