Littérature Anglophone

La curiosité est un pêché mortel (Lizzie Martin 2) d’Ann Granger.

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Je vous parlais du premier tome la semaine dernière et le lendemain d’en poster la chronique, je finissais ce tome deux, affublé d’un titre toujours aussi intriguant comme beaucoup d’oeuvres publiées chez 10/18. Sa couverture encore plus belle, réalisée par Nicolas Galy (qui n’est même pas crédité sur le site de l’éditeur ?). Le livre a été traduit par Delphine Rivet et compte 360 pages.
Lizzie devient dame de compagnie d’une jeune fille de dix-huit ans en deuil de son enfant et exclue de sa famille, Lucy est persuadée qu’on veut lui prendre sa fortune et que son bébé lui a été retiré (et ne serait donc pas mort) en lui diagnostiquant une aliénation inventée de toute pièce. Plus tard, on la découvre à côté d’un cadavre et avant que la famille ne puisse intervenir, Lizzie mandate Scotland Yard et Ben est chargé de l’affaire.
Ben est toujours aussi inutile, le véritable inspecteur… est une fille et c’est Lizzie elle-même. Tous les dialogues de Ben font tarte (je dirais cheesy, exactement). Quant à son figure de fiancé de Lizzie, il fait plus office de poupée manipulée que de véritable futur conjoint. Il se situe à un niveau de mièvrerie et niaiserie jamais égalée. Il ne serait pas dans le livre que ça ne changerait pas grand chose : ça couperait les longueurs et ses je l’avais bien dit ! trop présents dans ce tome.
Au contraire, j’ai trouvé Lizzie un peu moins casse-pieds. Elle faisait très vieille pie dans le premier tome à sans cesse rabâcher son enfance avec son père parfait… Ici elle était plus concentrée sur sa protégée et elle s’engage plus dans la cause, démontre une intelligence et des valeurs qui la font paraître plus supportable. Ce n’est quand même pas une narratrice exceptionnelle…
Il y a vraiment un problème avec l’écriture… Ces figures de style qu’on trouve, bon sang ! Pour décrire sa coiffure l’héroïne nous sort un beau « mes cheveux étaient saucissonnés autour de ma tête« , saucissonner quoi, au secours ! Ça, ça ne s’est pas arrangé entre les deux tomes !
En revanche, l’intrigue est beaucoup mieux ! Ça m’a rappelé La Dame en Blanc mais on pousse plus vers la part sombre et j’ai beaucoup aimé. Ce n’était pas une intrigue classique, plusieurs niveaux s’entremêlaient et le tout crée un véritable suspens et on s’inquiète pour les personnages, ce qui ne m’était pas du tout arrivé dans le tome 1. De plus, j’adore le portrait de cette famille qui se veut respectable à tout prix et qui, en fin de compte, n’est qu’hypocrisie et faux semblants, cachant les plus noirs vices de l’Angleterre. Quel régal ! Pour cette partie-ci, on sentait bien l’influence du XIXe siècle !
J’ai vu que deux autres tomes étaient déjà prévus à cette saga et que le troisième avait paru récemment, Un assassinat de qualité. Pour le coup, j’avoue ne pas vouloir continuer cette saga.
EN review:
I hated the first one, really. But I can’t possess a book and not actually read it. I’m weird like that! So I read the sequel, and I must say it is not as bad, even if it is far from perfect! The french edition has a beautiful cover as you can see, designed by Nicolas Galy. The translator is Delphine Rivet and the book is 360 pages long.
Lizzie becomes the paid companion of a young girl, Lucy Craven who has just lost her child. She is put aside by her family. Lucy thinks they want to claim her mental illness so that they will be able to take her fortune. She is also in deny of her loss, she thinks they took her baby from her but that the baby is actually alive. When Lucy is discovered right to a the corpse of the hunter, Lizzie decides to ask for the help of Scotland Yard and especially, her fiancé, Ben Ross.
I thought that Lizzie was more endearing in this sequel… But her fiancé is as much useless as he was in the first tome. He is always saying « I’d told you », I had to skip those passages because he made me so angry being so naive about her and his feeling, while acting like a vain policeman: actually he is the worse policeman ever and only Lizzie clears the whole problem! As a fiancé, having to cope with him all day must be a torture of a new kind.
The writing-style is still as bad as it was in the first tome, we have stylistic device that made me ground. When she describes her hairstyle, she says her hair are tied up in a particular way and to do so, the translation used the verb « saucissonner » which means to tie something up with strings like a sausage, but using the actual noun of sausage and transpositing it as a verb.
However, I thought that the plot of this sequel was a lot more interesting! We finally really feel the Victorian Period, with the hypocritical society and the importance of the appearances. We suspect every character and it actually creates tension and interest in the story, that I didn’t feel in the first tome.
There will be at least two more novels in the saga, and the third one has already been released, A Better Quality of Murder, but as for as I’m concerned, I won’t read the sequels of this saga.
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