Littérature Anglophone

L’affaire Pélican de John Grisham (The Pelican Case).

l'affaire pelican de john grisham

Plus jeune, j’en avais tenté la lecture, conseillée par ma mère ; mais j’étais justement trop jeune et pas encore munie des connaissances nécessaires sur le système juridique et politique des Etats-Unis. Cette année, nous avons eu un cours consacré à ces questions épineuses et abordant notamment la Cour Suprême, j’ai alors repensé à ce titre.

L’affaire Pélican traitre de la gestion d’une crise au sein des plus hautes sphères de l’État. Ainsi, deux magistrats de la Cour Suprême des Etats-Unis sont tués dans la même nuit et aucun suspect sérieux n’est trouvé. C’est sans compter l’intelligence et la détermination d’une jeune étudiante en Droit, Darby Shaw. Tout se complique lorsque la jeune femme comprend que la vérité à laquelle elle a abouti, n’est pas sans gêner d’importants personnages du paysage politique, qu’une telle crise arrangeait.

Ce n’est pas un roman qui se lit rapidement et il ne se démarque pas particulièrement par sa plume, rendu complexe par un vocabulaire spécifique et de nombreux détails sur les milieux que côtoie l’enquête : politique, juridique, policier. Il faut ici préciser que John Grisham, l’auteur, est un ancien avocat qui connait donc bien son domaine. Cela ne porte pas atteinte au roman, pour autant ; j’ai trouvé cette seconde lecture très satisfaisante, au contraire. Le rythme n’est pas effréné, en raison de ces milieux complexes, ainsi que de par la narration en polysémie qui en divulgue autant au lecteur que ce qu’elle le frustre. Mais l’auteur crée ici une oeuvre prenante, en imaginant une affaire à scandale qui tient en haleine, méthodique, complexe. Le chef d’orchestre de tout ceci est vite cerné mais ce sur quoi l’on se concentre est la survie de Darby, la lanceuse d’alerte devenue coupable de par son cri de vérité (ironiquement actuel, n’est-ce pas…). Il est quelque part écoeurant de voir que la mort d’éminentes personnes sert à créer de nouvelles opportunités politiques pour d’autres ; de constater que les limites et scrupules que nos esprits s’imposent ne sont pas présentes chez ces gouvernants détachés de la réalité, voués au service de l’argent et du pouvoir.

Malgré la narration à plusieurs voix, je me suis beaucoup attachée aux personnages qui sont tous imparfaits et parfois même pathétiques mais cela les rend identifiables et plus humains, évidemment. Je pense notamment à Darby : trop belle, trop intelligente, elle en est arrogante, voire capricieuse et pourtant quand sa coquille se craquelle, elle redevient une jeune femme chassée à mort qui a peur et qui a besoin d’aide. Je me suis également beaucoup attachée à Thomas, son professeur à l’université… ainsi qu’au journaliste qui aidera Darby à révéler la vérité.

Je conclurai cette chronique en mentionnant le film. Je n’ai pas pour habitude de prêter attention aux adaptations cinématographiques, j’en regarde très peu et je n’en suis pas du tout adepte. Néanmoins, celle-ci s’est révélée une jolie surprise et Julia Roberts livre une agréable représentation de Darby, ainsi qu’un jeune Denzel Washington (le film date de 1993). Alors, à vos popcorns !

I’ve already read it a few years ago, thanks to my mom; but I was too young and I did not understand the U.S. political and judiciary systems as I do now, after having been studying it at university. I chose to read it again after one class in which we mentioned the Supreme Court.

The Pelican Case is a novel which is not so easy to read. It deals with a political crisis : two magistrates are killed and even though they were despicable, the people are in shock. The police, the FBI and the CIA do not find any clues or any serious suspect. The crimes were too clean, too professional. We also follow Thomas Callahan, teacher of Constitutional Law at university, and the student he fell in love with, Darby Shaw. She is a strong independent woman who decides to find the real killer and the person who asks for those crimes. As beautiful and smart as she is, Darby will eventually find out the truth and that won’t please important people who will try to get rid of her.

This is not the kind of novel that you read at the beach, nor has it a peculiar writing identity that would blow your mind; nonetheless, as a former lawyer, John Grisham, the author, builds a complicated case about a scandal : it fascinates the reader. The narrative voice is shared between the different characters, which makes the reader both frustrated and intrigued. You can see who is the head of the whole thing since the beginning, but this is not what matters. We focus on the survival of Darby, we wonder who is also involved and benefitting from these sordid murders. We also reconsider our opinion on these life-time elected magistrates who become more or less useless because of oldness and yet have so much power. This political game is made of manipulations and abuses and it reflects our depressing reality, where we all are only numbers, only lambs for those powerful people living way too far away from the problems of real life. On this sad observation, Darby made me think of the whistleblowers that our society has transformed into the actual guilty ones, when the corrupted ones are safe in this despicable world. Anyway…

As the story is really complex and with the alternating narrative voices, the rhythm is pretty slow. I liked that, it gave me the feeling of an elaborated, well-filled plot. Furthermore, we get attached to the characters, I would especially mention Thomas and Darby; even though they are both arrogant, a bit posh and, as for Thomas, an alcoholic, I was really invested in their narrative parts. Darby fascinated me : she seems to be the white girl, unreachable, hard-working student, way too pretty… But sometimes, her wall broke down and she became a little young woman being chased to death, afraid and alone. She is my favorite kind of heroin, though, the kind that saves themselves.

I usually do not recommend the adaptation of books, I’m not really into it but I must confess that the movie from 1993 with Julia Roberts and Denzel Washington was a good one, pretty much faithful and enjoyable! So, consider watching it!

To conclude, I would like to add that this book has a lot of specific vocabulary (judiciary, political) and if you are not used to thee US systems, you might get lost. But if you’re not afraid, go for it and come back telling me about it, please!

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Un commentaire sur “L’affaire Pélican de John Grisham (The Pelican Case).

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